Etats-Unis

B-1 dans le ciel iranien : Washington déploie le bombardier mortel 


Signe d’un élargissement de la campagne militaire américaine contre l’Iran, Washington a utilisé pour la première fois depuis la reprise des affrontements des bombardiers stratégiques B-1.

L’armée américaine a utilisé mardi un bombardier à long rayon d’action de type B-1 pour frapper des cibles appartenant aux Gardiens de la révolution iraniens.

Le site, citant des responsables américains, a rapporté qu’il s’agissait de la première mission d’un bombardier B-1 depuis la reprise des combats avec l’Iran, il y a douze jours.

Un indicateur d’escalade

Selon le site, le recours à ce type de bombardier, capable d’emporter des dizaines de bombes de 2 000 livres ou plusieurs dizaines de missiles de croisière, témoigne d’une escalade et d’un élargissement significatifs de la campagne militaire américaine.

Le B-1, décrit comme un bombardier « mortel », est capable de voler à vitesse supersonique à basse altitude et d’emporter la plus importante charge de bombes de toutes les catégories de bombardiers.

Selon les responsables cités, le bombardier a décollé d’une base aérienne américaine située au Royaume-Uni, et son trajet a été suivi grâce à des sites de suivi des mouvements aériens.

Cette opération intervient alors que le Commandement central américain n’a pas annoncé l’utilisation de ce type de bombardier dans son communiqué officiel consacré aux frappes.

Le Commandement central s’est contenté d’indiquer que ses forces avaient ciblé des centres d’opérations militaires iraniens, des capacités navales, des hangars d’aéronefs, des dépôts de drones et des infrastructures logistiques, dans le but de réduire la capacité de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz.

Il reste toutefois difficile de déterminer ce que le bombardier B-1 a précisément ciblé et de savoir si cette importante mission s’est révélée plus efficace que les autres frappes menées au cours des derniers jours.

Les États-Unis avaient déjà lancé plusieurs missions de bombardiers B-1 dans le cadre de l’opération « Epic Fury », visant notamment des bases de missiles, des centres de commandement, des sites de stockage d’armes et des systèmes de défense antiaérienne en Iran.

Recul des capacités iraniennes

Des responsables du département américain de la Défense affirment que les capacités militaires iraniennes autour du détroit d’Ormuz ont considérablement diminué.

Dans un nouvel épisode d’escalade, le président américain Donald Trump a menacé mercredi de bombarder des ponts et des centrales électriques, y compris dans la capitale, Téhéran, si l’Iran continuait de prendre pour cible des navires dans le détroit d’Ormuz.

Parallèlement, l’Arabie saoudite a annoncé qu’un de ses navires avait été pris pour cible en mer Rouge, tout en confirmant que l’ensemble de son équipage était sain et sauf.

Cette confirmation saoudienne est intervenue après que les Houthis eurent annoncé avoir mené une attaque contre deux pétroliers saoudiens, l’Insilia et le Leila, à l’aide de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones. Le mouvement a affirmé que les deux navires avaient été touchés et qu’un incendie s’était déclaré à leur bord.

À ce sujet, un responsable américain de la Défense a déclaré à Axios que les attaques des Houthis, après plusieurs mois de neutralité quasi totale de leur part, pourraient être motivées par des considérations liées à l’Iran.

Le responsable a ajouté que l’Iran chercherait à utiliser les Houthis pour ouvrir un nouveau front en mer Rouge et exercer une pression sur une autre voie maritime internationale essentielle au transport du pétrole.

Parallèlement, les efforts diplomatiques se poursuivent. Des sources au fait du dossier ont indiqué que des médiateurs étaient en contact avec des responsables américains et iraniens afin de parvenir à un nouvel accord permettant de rouvrir le détroit d’Ormuz et de mettre fin aux combats.

Il reste toutefois incertain de savoir combien de temps Trump accordera aux efforts diplomatiques. Dans un discours prononcé mercredi soir en Géorgie, il a déclaré : « Ils sont soumis à une très forte pression et ils veulent parvenir à un accord. »

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