Des explosions sur la côte iranienne… Les Gardiens de la Révolution ripostent par le feu, mais contre qui ?
Quelques heures après que le président américain Donald Trump a annoncé la suspension d’une nouvelle attaque contre l’Iran, tout en affirmant qu’un accord mettant fin à la guerre entre les deux pays était proche, des explosions ont retenti sur la côte iranienne.
Les médias iraniens ont fait état de détonations dans deux localités, Sirik et Bandar Abbas, mais il a fallu un certain temps avant que Téhéran ne révèle la nature des événements.
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Par la suite, la télévision officielle iranienne, citant les forces navales du Corps des gardiens de la révolution islamique, a indiqué que « les explosions entendues à Sirik étaient liées à l’interception d’un navire qui tentait de traverser le détroit d’Ormuz », tandis que les explosions signalées à Bandar Abbas demeuraient entourées de mystère.
Les Gardiens de la Révolution ont ajouté qu’ils « poursuivent la surveillance du détroit d’Ormuz et traiteront avec la plus grande fermeté tout navire tentant de le traverser ».
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Cette évolution est intervenue quelques heures après l’annonce de Trump selon laquelle les États-Unis étaient proches de conclure un accord avec l’Iran, susceptible de résoudre la crise et de mettre un terme au conflit déclenché à la fin du mois de février dernier.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a reconnu que la version finale de l’accord était prête, tout en estimant que les spéculations concernant la date et le lieu de sa signature relevaient encore de simples conjectures.
L’ouverture du feu contre des navires dans le détroit d’Ormuz risque de compliquer les négociations de paix à un moment où les parties semblent proches de mettre fin à une crise qui a pesé sur le Moyen-Orient et influencé l’économie mondiale.
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Quelle en est la raison ?
L’escalade iranienne dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les approvisionnements mondiaux en pétrole, soulève des interrogations quant à la possibilité qu’un accord avec Washington soit rejeté par une aile conservatrice influente au sein du pouvoir iranien.
Au cours des dernières semaines, plusieurs rapports internationaux ont évoqué l’existence de divisions au sein du système politique iranien entre deux courants : d’un côté, les dirigeants les plus radicaux des Gardiens de la Révolution ; de l’autre, le gouvernement du président iranien Masoud Pezeshkian, considéré comme réformateur et favorable à une ouverture vers le monde extérieur.
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Dans une déclaration accordée à « Al-Ain News », Gabriel Soma, analyste politique et ancien membre du conseil consultatif du président Donald Trump, a estimé que les divisions internes en Iran constituent l’un des facteurs majeurs de la détérioration des relations avec les États-Unis.
Selon lui, les conservateurs adoptent une position plus rigide à l’égard de Washington et considèrent qu’un rapprochement avec les États-Unis pourrait menacer l’indépendance du pays, tandis que les réformateurs ont tenté d’ouvrir des canaux diplomatiques.
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Il a également souligné que la politique étrangère iranienne n’est pas exclusivement dirigée par le gouvernement civil, mais implique largement d’autres institutions, notamment les Gardiens de la Révolution. Cette multiplicité d’acteurs conduit parfois à des messages contradictoires ou à des politiques ambiguës vis-à-vis des États-Unis.
D’après Gabriel Soma, ces divisions internes ont largement contribué à la complexité et à l’instabilité des relations bilatérales.
Cette interprétation des contradictions de la politique iranienne concernant les négociations et les efforts de désescalade soulève une autre question : les tirs des Gardiens de la Révolution contre un navire dans le détroit d’Ormuz constituaient-ils un simple avertissement adressé à son équipage, ou un message politique destiné au courant favorable à la conclusion d’un accord avec Washington ?
