Le Corps des gardiens de la révolution attaque deux navires dans les eaux du Golfe
Les deux attaques s’inscrivent dans une escalade sur le terrain menée par Téhéran malgré l’annonce par le président Trump de la prolongation du cessez-le-feu.
L’Agence britannique des opérations commerciales maritimes a indiqué ce mercredi avoir reçu un signalement concernant un incident survenu à 15 milles nautiques au nord-est du Sultanat d’Oman, lorsqu’un capitaine de porte-conteneurs a rapporté l’approche d’une embarcation militaire appartenant au Corps des gardiens de la révolution iranien.
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Le navire a ensuite essuyé des tirs qui ont causé d’importants dégâts à la passerelle, sans qu’aucun incendie ni dommage environnemental ne soient signalés. Tous les membres d’équipage sont indemnes.
Une autorité maritime britannique a également annoncé qu’un autre cargo avait été la cible de tirs à 8 milles à l’ouest de l’Iran, sans que des dégâts ne soient enregistrés lors de cette seconde attaque, ce qui illustre l’ampleur de l’escalade menée par les forces iraniennes dans les eaux territoriales.
Ces deux attaques interviennent dans un contexte d’escalade opérationnelle de la part de Téhéran, malgré l’annonce du président américain Donald Trump de prolonger le cessez-le-feu avec les Iraniens afin de laisser davantage de place aux solutions pacifiques.
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Plusieurs responsables militaires et politiques iraniens avaient auparavant mis en garde la partie américaine contre toute reprise des hostilités. Le commandement militaire conjoint suprême iranien a averti d’une « attaque puissante » contre des cibles prédéfinies face aux menaces répétées de Trump.
Malgré ces violations dans les eaux territoriales de la région, l’Iran a déposé mardi une plainte auprès des Nations unies concernant la saisie par les États-Unis d’un navire marchand iranien en mer d’Oman dimanche dernier.
La mission permanente de l’Iran auprès des Nations unies a déclaré, dans une publication sur la plateforme X, que les États-Unis « ont attaqué le cargo Tuska et retenu son équipage en otage ». Elle a qualifié cet acte de « violation grave du droit international, d’infraction manifeste au cessez-le-feu et d’acte d’agression aux caractéristiques de piraterie ».
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Elle a ajouté que « le comportement imprudent des États-Unis » met directement en danger la navigation internationale et compromet la sécurité maritime, précisant que l’Iran a adressé des messages au secrétaire général des Nations unies António Guterres et au Conseil de sécurité à ce sujet.
Dans ce contexte d’évolutions sur le terrain, le gouvernement britannique a annoncé que des planificateurs militaires de plus de 30 pays tiendront des discussions de deux jours à Londres à partir de mercredi afin de faire avancer une mission visant à rouvrir le détroit d’Ormuz et à élaborer des plans détaillés. Plus de dix pays ont confirmé la semaine dernière leur disposition à rejoindre une mission internationale dirigée par le Royaume-Uni et la France pour protéger la navigation dans le détroit d’Ormuz lorsque les conditions le permettront.
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Cet engagement fait suite à la participation d’environ 50 pays d’Europe, d’Asie et du Moyen-Orient à une visioconférence destinée à adresser un message à Washington après que Trump a déclaré ne pas avoir besoin de l’aide des alliés.
Le ministère britannique de la Défense a indiqué dans un communiqué que la réunion prévue mercredi s’appuierait sur les progrès réalisés lors des discussions de la semaine précédente.
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Le ministre britannique de la Défense, John Healey, a déclaré : « La mission, aujourd’hui et demain, consiste à traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour protéger la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable », ajoutant : « Je suis convaincu qu’un véritable progrès peut être réalisé au cours des deux prochains jours. »
Le Royaume-Uni a précisé que ces discussions renforceront les plans militaires visant à rouvrir le détroit d’Ormuz dès que les conditions le permettront, à la suite d’un cessez-le-feu durable. Les participants devraient examiner les capacités militaires, les dispositions de commandement et de contrôle, ainsi que les modalités de déploiement des forces dans la région.
