L'Europe

Un plan en dix points : le parti au pouvoir en Allemagne intensifie la lutte contre l’islam politique


Face à l’inquiétude croissante suscitée par l’augmentation de la menace, le parti au pouvoir en Allemagne intensifie ses efforts afin de renforcer la lutte contre l’islam politique dans le pays.

De nombreux jeunes membres du groupe parlementaire de l’Union chrétienne au Bundestag estiment que la stratégie actuelle ne permet pas d’atteindre les résultats escomptés en matière de limitation de l’influence de l’islam politique ni de lutte contre ses idées extrémistes au sein de la société.

C’est pourquoi le député et juriste de l’Union Johannes Feigelmann, ainsi que le député Friedrich Bouvier, tous deux membres de la commission des affaires intérieures, avec le soutien du « groupe des jeunes » de l’Union chrétienne et sous l’impulsion du nouveau président du groupe parlementaire, Thorsten Frei, ont élaboré un « plan en dix points ».

Ce plan prévoit notamment un durcissement des lois relatives au séjour et à l’expulsion. Le document précise : « À l’avenir, concernant les étrangers considérés comme dangereux, la règle devra être la fin du droit de séjour, tandis que la tolérance ne devra constituer qu’une exception absolue nécessitant une justification spécifique. »

Le texte ajoute : « Dans les cas de crimes mettant des vies en danger, la loi considérera désormais la fin du droit de séjour comme une mesure obligatoire. »

Selon le document publié par le journal allemand Frankfurter Allgemeine, « le soutien aux organisations terroristes et aux groupes relevant de l’islam politique devra être puni d’une peine d’emprisonnement d’au moins cinq ans. En outre, la participation à des opérations militaires menées par une organisation terroriste en Allemagne entraînera, à l’avenir, la perte de la nationalité ».

Johannes Feigelmann a déclaré : « Ce plan en dix points constitue notre réponse ; il est concret et applicable. »

Un niveau de menace élevé

Il y a quelques jours, l’Allemagne a relevé son niveau d’alerte sécuritaire au rang de « menace élevée », alors qu’il était auparavant classé au niveau de « menace générale », sur la base de rapports et d’informations de renseignement de plus en plus nombreux.

Le journal Welt am Sonntag a cité le ministre allemand de l’Intérieur, Alexander Dobrindt, qui a déclaré : « Cela signifie que le risque d’attentats en Allemagne doit être pris en considération à tout moment », ajoutant : « Les projets d’attaques visant notre pays sont désormais clairement identifiables. »

Dobrindt a expliqué que les autorités devaient être préparées à la possibilité d’attaques à tout moment en Allemagne, soulignant que « des projets dirigés contre le pays ont été clairement détectés et qu’ils pourraient viser les infrastructures, des personnes ou des institutions ».

Le ministre avait précédemment indiqué que la menace était « élevée, mais non précisément définie », ajoutant qu’elle ne concernait pas chaque citoyen de la même manière, mais visait la société et l’État dans leur ensemble. Son évaluation repose sur l’augmentation des informations fournies par les services de renseignement de pays alliés ainsi que sur les données recueillies par les services allemands.

Un avertissement antérieur

Le dernier rapport de l’Office fédéral pour la protection de la Constitution, chargé du renseignement intérieur, a mis en garde contre l’infiltration systématique de la société par les Frères musulmans, un phénomène qui ne touche pas uniquement le Land de Brandebourg, mais l’ensemble de l’Allemagne.

Le rapport accuse les Frères musulmans de s’implanter au cœur de la société à travers le dialogue, l’éducation et les activités bénévoles, tout en suivant une stratégie double qualifiée de particulièrement insidieuse.

Le document cite le ministre de l’Intérieur du Brandebourg, Jan Redmann, qui affirme : « Les Frères musulmans exploitent les libertés offertes par notre système juridique afin d’abolir précisément ces mêmes libertés et d’imposer leur vision totalitaire. »

Il poursuit en déclarant que l’organisation « s’investit dans le travail social, infiltre les institutions politiques et trompe les sphères civile et politique dans le but d’obtenir une légitimité et de s’approprier des fonds publics au service d’un agenda hostile à la Constitution ».

Avant d’ajouter : « Dans les municipalités, les partis et les associations, nous devons ouvrir les yeux et cesser de sous-estimer naïvement ces acteurs. »

Selon le rapport, les Frères musulmans agissent de manière clandestine et transgénérationnelle, cherchant à provoquer une transformation progressive des structures politiques et sociales ainsi que des individus eux-mêmes.

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