Le parti de Poutine conserve son emprise sur la Douma, ouvrant la voie à une révision constitutionnelle
Selon les résultats préliminaires, le parti du président russe Vladimir Poutine a remporté une majorité écrasante lors des élections législatives organisées dimanche, sur fond de cyberattaques et de frappes aériennes ukrainiennes.
Le scrutin est considéré comme un référendum sur la guerre en Ukraine. Il a également été organisé dans les régions dont la Russie a proclamé l’annexion et pourrait ouvrir la voie à un référendum constitutionnel destiné à clarifier le statut juridique des territoires rattachés à la Fédération de Russie et à restructurer l’exercice du pouvoir au cours des prochaines années.
Vladimir Poutine n’a toutefois besoin d’aucune nouvelle modification constitutionnelle pour légitimer son maintien au pouvoir. Il bénéficie déjà d’un cadre constitutionnel lui permettant de rester au Kremlin jusqu’en 2036, en vertu des amendements adoptés en 2020.
Selon les résultats relayés par les agences de presse russes après le dépouillement d’environ 71 % des bulletins, le parti Russie unie a recueilli 57,5 % des voix.
Il est suivi par le Parti communiste et le Parti libéral-démocrate, formation nationaliste, qui ont obtenu respectivement 14 % et 8,7 % des suffrages.
D’après les projections de l’agence de presse TASS, ce résultat garantit au parti au pouvoir une majorité des deux tiers à la Douma, lui permettant de modifier la Constitution.
Les premiers résultats officiels ainsi que le taux de participation devraient être annoncés plus tard dans la journée de lundi.
Attaques aériennes
Des responsables russes ont affirmé que l’Ukraine avait lancé des essaims de drones contre Moscou et sa région au cours de la dernière journée du scrutin. Ces attaques auraient fait deux morts et provoqué un incendie dans une raffinerie de pétrole.
Le ministère russe de la Défense a accusé l’Ukraine de chercher à « empêcher l’expression démocratique de la volonté des citoyens russes ».
Il a affirmé que Moscou continuerait à « intensifier ses frappes au moyen d’armes de haute précision contre des cibles militaires à Kiev ».
Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a qualifié l’attaque de « sans précédent », affirmant qu’elle avait été « manifestement planifiée dans le but de perturber les élections ».
« L’ennemi n’a pas réussi », a-t-il ajouté, indiquant que les défenses aériennes russes avaient abattu plus de 1 600 drones, dont « 450 se dirigeaient vers Moscou ».
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a, de son côté, salué ces frappes. « Nos opérations à longue portée ont eu un impact considérable dans la région de Moscou la nuit dernière », a-t-il déclaré, affirmant qu’une dizaine de types d’armes différents avaient été utilisés.
Zelensky a également annoncé avoir convenu avec son homologue américain Donald Trump d’organiser une rencontre à New York, à la suite d’un entretien téléphonique entre les deux dirigeants dimanche.
Le gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobiov, a déclaré qu’au moins deux personnes — une femme âgée de 44 ans et un homme â
