Politique

Accords de Washington : divergences autour d’un retrait partiel d’Israël du sud du Liban


Des déclarations contradictoires émergent concernant un éventuel retrait partiel d’Israël du sud du Liban au troisième jour du cinquième cycle de négociations accueilli par Washington entre Beyrouth et Tel-Aviv.

Selon Reuters, un responsable du département d’État américain a déclaré jeudi qu’Israël s’était retiré de certaines zones qu’il occupait dans le sud du Liban durant sa guerre contre le Hezbollah, ajoutant qu’il appartenait désormais à l’armée libanaise de prendre position dans ces secteurs.

Cependant, un haut responsable de la sécurité libanaise a affirmé qu’il n’avait connaissance d’aucun retrait des forces israéliennes de ce qu’Israël qualifie de « zone tampon » établie dans le sud du Liban.

Le responsable du département d’État n’a pas précisé l’étendue des territoires concernés ni l’emplacement exact de ce retrait.

Par la suite, Reuters a également rapporté qu’un haut responsable israélien avait démenti les informations faisant état d’un retrait israélien d’une partie de la zone tampon dans le sud du Liban.

Israël et le Liban poursuivent pour le troisième jour consécutif les réunions du cinquième cycle de négociations visant à consolider le cessez-le-feu, sous médiation à Washington.

Mort d’un soldat

Sur le terrain, l’armée israélienne a annoncé jeudi la mort de l’un de ses soldats lors d’une « activité opérationnelle » dans le sud du Liban.

Dans un communiqué, l’armée israélienne a indiqué qu’un sergent âgé de trente-deux ans était « tombé lors d’une activité opérationnelle ». Un porte-parole de l’Agence France-Presse a précisé que le militaire avait été tué à la suite du renversement de son véhicule.

Le front libanais connaît un calme relatif depuis samedi soir, à la suite de la signature du mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran. Toutefois, Israël a annoncé mardi et mercredi avoir ciblé plusieurs personnes soupçonnées d’appartenir au Hezbollah.

Les autorités libanaises ont indiqué que ces frappes avaient causé la mort de quatre personnes.

D’une manière générale, l’armée israélienne a annoncé la mort de trente-sept soldats ainsi que d’un contractuel civil depuis le début de la guerre au Liban. De leur côté, les autorités libanaises recensent environ 4 200 morts.

La dernière guerre a éclaté après que le Hezbollah a lancé des roquettes contre Israël en réaction à l’assassinat du guide suprême iranien, Ali Khamenei, au début de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran le 28 février. Israël a ensuite répondu par une vaste campagne de bombardements aériens et une offensive terrestre.

Afficher plus
Bouton retour en haut de la page