Moyen-Orient

Un an après son entrée en vigueur, Israël accusé de 5 000 violations de l’accord de cessez-le-feu à Gaza


Le bureau gouvernemental des médias de la bande de Gaza a accusé Israël d’avoir commis plus de 5 000 violations de l’accord de cessez-le-feu, près d’un an après son entrée en vigueur.

Dans un communiqué, le bureau, placé sous l’autorité du Hamas, a affirmé qu’« après une année complète d’application de l’accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, Israël a démontré qu’il se soustrayait totalement à l’ensemble de ses engagements ».

Il a indiqué que les violations israéliennes avaient rendu la situation humanitaire et les opérations de secours dans l’enclave extrêmement dangereuses et catastrophiques à tous les niveaux, ajoutant que cette situation exposait des centaines de milliers de personnes déplacées à des conséquences potentiellement mortelles.

Selon le communiqué, Israël aurait commis 5 147 violations de l’accord, entraînant la mort de 1 421 Palestiniens et faisant 4 983 blessés. Par ailleurs, 198 Palestiniens originaires de Gaza auraient été arrêtés.

Concernant l’acheminement des approvisionnements par les points de passage, le bureau des médias a déclaré qu’Israël avait autorisé l’entrée de moins de 73 camions seulement, sur les 210 000 véhicules transportant de l’aide humanitaire, des secours et des matériaux de reconstruction qui auraient dû accéder à la bande de Gaza.

Le bureau a également affirmé que l’armée israélienne avait imposé de sévères restrictions à la circulation des voyageurs. Seules 13 785 personnes auraient été autorisées à quitter le territoire, alors que 35 000 voyageurs devaient théoriquement pouvoir entrer dans la bande de Gaza ou en sortir.

« Nous tirons la sonnette d’alarme face au risque d’une catastrophe imminente à l’approche de l’hiver, alors que plus de 1,5 million de personnes déplacées vivent aujourd’hui sous des tentes délabrées », a-t-il averti.

Selon la même source, la bande de Gaza compte désormais 270 000 tentes, dont 162 000 seraient détériorées et impropres à l’usage.

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