Israël annonce la mort d’un responsable financier du Hamas dans une frappe à Gaza
Des responsables du secteur de la santé à Gaza ont annoncé qu’au moins deux Palestiniens avaient été tués mercredi dans une frappe aérienne menée sur le territoire. Israël affirme que l’opération visait un responsable financier du Hamas.
Selon des secouristes, les deux hommes, identifiés comme étant Oussama Abou Khater et Mohammed Abou Alwan, ont été tués lorsqu’une frappe aérienne israélienne a visé un véhicule dans l’ouest de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.
Deux autres personnes ont été blessées dans l’attaque, ont-ils ajouté.
Dans un communiqué conjoint, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le ministre de la Défense Israël Katz ont affirmé que l’armée israélienne avait tué Mohammed Abou Alwan à Khan Younès.
Ils l’ont présenté comme un haut responsable des finances du Hamas.
« Nous ne permettrons pas au Hamas de reconstituer ses forces et nous ne nous arrêterons pas tant qu’il n’aura pas disparu de Gaza », indique le communiqué conjoint.
Selon les autorités palestiniennes, plus de 73 000 personnes ont été tuées au cours de la guerre lancée par Israël contre Gaza en réponse à l’attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023.
D’après les statistiques israéliennes, l’attaque dirigée par le Hamas a fait environ 1 200 morts dans le sud d’Israël.
L’accord de cessez-le-feu conclu l’année dernière sous médiation américaine prévoit, à terme, la reconstruction de la bande de Gaza.
Peu de progrès ont cependant été accomplis, les négociateurs n’étant pas parvenus à s’entendre sur les conditions du désarmement du Hamas et du retrait israélien. Israël continue parallèlement de mener des frappes aériennes.
Les responsables sanitaires de Gaza affirment qu’au moins 1 400 Palestiniens, pour la plupart des civils, ont été tués dans l’enclave depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.
L’armée israélienne indique, pour sa part, que quatre de ses soldats ont été tués au cours de la même période.
Israël et le Hamas s’accusent mutuellement d’être responsables des violations de l’accord de cessez-le-feu.
