Moyen-Orient

Netanyahou nie avoir autorisé l’entrée de la Force internationale de stabilisation à Gaza


Le Premier ministre israélien réaffirme qu’aucune reconstruction de la bande de Gaza ne sera engagée avant le désarmement complet du Hamas.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a nié jeudi avoir donné son accord à l’entrée de la Force internationale de stabilisation dans la bande de Gaza, après la circulation de rapports faisant état d’une autorisation du gouvernement à l’arrivée de cette force, à la suite de l’arrivée d’officiers originaires de pays africains tels que le Burundi et l’Ouganda.

L’entrée de cette force dans la bande de Gaza s’inscrit dans le cadre du plan du président américain Donald Trump visant à mettre fin à la guerre menée par Israël contre les Palestiniens depuis le 8 octobre 2023.

Selon le « Conseil international de la paix », présidé par Trump, la Force internationale de stabilisation devrait être composée de soldats de plusieurs pays et placée sous le commandement d’un général américain.

Le bureau de Netanyahou a déclaré dans un communiqué : « Contrairement aux informations rapportées, sans préciser lesquelles, les dirigeants politiques n’ont pas approuvé l’entrée de la force internationale dans la bande de Gaza. »

Le 31 juillet dernier, le « Conseil de la paix » avait annoncé être parvenu à une feuille de route destinée à mettre en œuvre les prochaines étapes du cessez-le-feu. Le Hamas avait ensuite annoncé son acceptation de cette feuille de route et appelé à contraindre Israël à la respecter.

La feuille de route prévoit notamment le transfert de l’administration de la bande de Gaza à un comité national placé sous supervision internationale, le déploiement d’une force internationale de stabilisation, le désarmement du Hamas et le transfert de ses armes sous la responsabilité du comité, parallèlement à un retrait progressif des forces israéliennes et au lancement de la reconstruction.

Cependant, Netanyahou, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour des accusations de crimes de guerre à Gaza, a annoncé le 9 août qu’il rejetait ces arrangements, exigeant le désarmement du Hamas avant tout retrait israélien.

Le bureau de Netanyahou a ajouté jeudi : « Israël a clairement indiqué qu’aucune reconstruction de la bande de Gaza n’aura lieu avant le désarmement complet du Hamas. »

La guerre, menée avec le soutien des États-Unis, aurait fait plus de 73 000 morts et plus de 174 000 blessés palestiniens, pour la plupart des enfants et des femmes, et aurait causé des destructions touchant 90 % des infrastructures.

Malgré l’accord de cessez-le-feu annoncé le 10 octobre 2025, Israël poursuit, selon le texte, ses opérations militaires quotidiennes, qui auraient fait 1 273 morts et 4 223 blessés palestiniens depuis l’entrée en vigueur de la trêve, pour la plupart des enfants et des femmes, en plus d’importantes destructions.

Israël empêche également l’entrée dans la bande de Gaza des quantités convenues de denrées alimentaires, de médicaments, de fournitures médicales, de matériaux destinés aux abris et de logements préfabriqués, alors qu’environ 2,4 millions de Palestiniens, dont 2,15 millions de déplacés, y vivent dans des conditions catastrophiques.

En 1948, Israël a été établi sur des territoires conquis par des milices sionistes armées qui ont commis des massacres et déplacé au moins 750 000 Palestiniens. Israël a ensuite occupé le reste des territoires palestiniens et refuse de s’en retirer ainsi que de permettre l’établissement de l’État de Palestine prévu par plusieurs résolutions des Nations unies.

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