L’effondrement du rêve européen… la France et l’Allemagne abandonnent le chasseur du futur
Après des années de revers et de difficultés, le rideau est officiellement tombé sur le programme ambitieux de chasseur furtif porté conjointement par la France et l’Allemagne.
Le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz seraient parvenus à la conclusion commune qu’il était impossible de surmonter les profondes divergences qui minaient le projet depuis son lancement en juillet 2017, selon le magazine Military Watch.
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Le programme visait à fournir une alternative avancée aux avions « Eurofighter » allemands et « Rafale » français d’ici 2040. Cependant, cette ambition s’est rapidement heurtée à des limites technologiques et au manque d’expérience des deux pays dans la gestion de programmes de défense de cette envergure.
Dès les débuts du projet, des doutes ont plané sur sa viabilité. En 2021, Éric Trappier, directeur général de Dassault Aviation, a dissipé toute illusion restante concernant le calendrier, affirmant que le programme était entré dans une phase de stagnation profonde et que l’objectif de 2040 était devenu irréaliste, repoussant de fait une éventuelle mise en service aux années 2050.
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Cette fin brutale intervient alors que l’écart technologique entre l’Europe, les États-Unis, la Chine et la Russie dans le domaine de l’aviation de combat ne cesse de se creuser. Les États-Unis disposent d’avions de cinquième génération depuis plus de vingt ans, la Chine depuis près d’une décennie, tandis que les deux puissances se préparent déjà à introduire des chasseurs de sixième génération au début des années 2030 et 2040.
L’écart ne se limite pas à l’absence européenne dans le club des avions furtifs, mais s’étend également à la supériorité opérationnelle. Les chasseurs européens les plus récents ont montré des capacités limitées non seulement face aux appareils de cinquième génération, mais aussi face à des avions dits de « génération 4++ » tels que le F-15EX ou le J-16.
Cette faiblesse se reflète notamment dans les victoires répétées du F-35 face à ses concurrents européens dans toutes les compétitions menées au sein de l’OTAN.
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Le retrait allemand envisagé et l’attente britannique
L’effondrement du programme s’est aggravé au point que des rapports de septembre 2025 indiquent que des responsables du ministère allemand de la Défense étudient sérieusement l’option d’un retrait complet.
Dans une tentative de sauvetage, Mike Schöllhorn, responsable de la division défense et espace chez Airbus, a proposé de développer deux avions distincts afin de répondre aux exigences divergentes des deux pays.
Parallèlement, le Royaume-Uni a ouvert la porte à une éventuelle participation de l’Allemagne à son propre programme de « combat aérien mondial » (Global Combat Air Programme), en partenariat avec l’Italie et le Japon.
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Bien que ce programme comporte également d’importants défis, l’adhésion de l’Allemagne apparaît désormais comme le scénario le plus probable après l’échec du projet franco-allemand, s’appuyant sur l’héritage de la coopération passée avec Londres et Rome dans le développement de l’Eurofighter.
Un avenir incertain et un destin lié à Washington
Dans ce contexte sombre, la capacité des programmes européens à produire un chasseur capable de rivaliser avec le F-35 ou le J-20 reste fortement remise en question, notamment face à l’accélération des États-Unis et de la Chine vers les standards de la « génération 5++ ».
Même en cas de réussite européenne, ces chasseurs n’entreront probablement en service qu’à un moment où la Chine, et peut-être les États-Unis, auront déjà déployé des appareils de sixième génération, consacrant ainsi un retard technologique appelé à durer des décennies.
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