Explosions et destructions dès le premier jour de la trêve au Liban… et l’inquiétude de Emmanuel Macron
Le matin de la localité méridionale de Khiam, au Liban, ne s’est pas déroulé vendredi comme on l’avait espéré pour le premier jour de la trêve avec Israël.
L’accord de cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël est entré en vigueur à minuit entre jeudi et vendredi (21h00 GMT).
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Cette annonce est intervenue quelques heures après sa proclamation par le président américain Donald Trump, qui a également indiqué que le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se rencontreraient dans les prochains jours à la Maison-Blanche.
Cependant, avant même l’entrée en vigueur de la trêve, les services de secours israéliens ont annoncé que deux personnes avaient été blessées dans le nord du pays, dont l’une grièvement, à la suite de tirs de roquettes en provenance du sud du Liban.
L’armée israélienne a pour sa part annoncé avoir bombardé des plateformes de lancement de roquettes du Hezbollah au Liban.
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Explosions et destructions
Vendredi matin, l’armée israélienne a mené des tirs d’artillerie et de mitrailleuses sur la localité de Kounine, et a procédé à des opérations de dynamitage et de destruction de maisons dans la localité méridionale de Khiam, selon des médias.
De son côté, l’Agence nationale d’information libanaise a indiqué que les forces israéliennes ont tiré un obus d’artillerie et effectué des rafales de mitrailleuses en direction d’une équipe de secours relevant de « l’Autorité sanitaire islamique » affiliée au Hezbollah, dans la localité de Kounine, faisant état de blessés.
L’agence a également signalé que l’armée israélienne avait mené une vaste opération de piégeage et de destruction à Khiam, dans le sud du Liban.
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Inquiétude française
À la lumière de ces développements, le président français Emmanuel Macron a exprimé vendredi son inquiétude quant au fait que « la poursuite des opérations militaires » puisse menacer le cessez-le-feu.
Dans une publication sur la plateforme X, Macron a déclaré : « J’appelle à garantir la sécurité des civils de part et d’autre de la frontière entre le Liban et Israël. Le Hezbollah doit déposer les armes. Israël doit respecter la souveraineté libanaise et mettre fin à la guerre. »
L’annonce de la trêve par Trump est intervenue deux jours après la tenue à Washington des premières discussions directes depuis des décennies entre les ambassadeurs du Liban et d’Israël aux États-Unis, au cours desquelles ils ont convenu d’engager ultérieurement des négociations directes.
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Jeudi, Trump a exprimé l’espoir que le Hezbollah « se comporte bien » pendant la période du cessez-le-feu, ajoutant : « Ce serait un moment formidable pour eux s’ils le faisaient. Plus de morts. »
De son côté, Netanyahu a déclaré qu’Israël avait accepté la trêve pour une durée de dix jours, mais qu’il maintiendrait une « zone de sécurité » d’une profondeur de dix kilomètres le long de la frontière sud du Liban.
Il a souligné qu’Israël avait posé deux conditions au cessez-le-feu : le désarmement du Hezbollah et un accord de paix durable « fondé sur la force ».
Il a estimé que le cessez-le-feu représentait une opportunité pour une « paix historique » avec le Liban.
