Politique

30 ans de prison pour l’ancien président : Séoul clôt le dossier de la loi martiale


Les autorités judiciaires sud-coréennes ont annoncé la condamnation de l’ancien président Yoon Suk-yeol à une peine de 30 ans de prison.

Yoon Suk-yeol est sanctionné pour avoir ordonné l’envoi de drones en Corée du Nord, une initiative que les procureurs considèrent comme une tentative de créer un prétexte en vue de proclamer la loi martiale en décembre 2024.

Cette condamnation intervient après un précédent jugement rendu en février dernier, par lequel Yoon avait été condamné à la réclusion à perpétuité pour avoir dirigé une insurrection visant à « paralyser » le Parlement sud-coréen à travers la proclamation de la loi martiale.

Un porte-parole du tribunal central du district de Séoul a déclaré à l’Agence France-Presse que Yoon « a été condamné à 30 ans de prison » pour les accusations retenues contre lui, selon l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.

Yoon Suk-yeol avait accédé à la présidence de la Corée du Sud en 2022 pour son troisième mandat politique, mais celui-ci n’est pas allé à son terme puisqu’il a été écarté du pouvoir en 2025.

L’ancien président avait brièvement instauré la loi martiale en décembre 2024, provoquant une grave crise politique dans le pays et entraînant des manifestations de masse auxquelles ont participé des millions de citoyens.

En avril dernier, le procureur spécial avait requis une peine de 30 ans d’emprisonnement contre Yoon pour haute trahison, en lien avec l’infiltration de drones sur le territoire de la République populaire démocratique de Corée.

Yoon a été accusé d’avoir donné l’ordre de mener cette opération en octobre 2024 dans le but de provoquer militairement Pyongyang afin de disposer d’un motif justifiant l’instauration de la loi martiale.

Le tribunal a également condamné l’ancien ministre de la Défense, Kim Yong-hyun, à 30 ans de prison, tandis que l’ancien chef du Commandement de contre-espionnage de la Défense, Yeo In-hyung, a été condamné à 15 ans d’emprisonnement.

L’ancien commandant des opérations de drones, Kim Yong-dae, a pour sa part été condamné à trois ans de prison avec un sursis de cinq ans.

Yoon et Kim ont également été reconnus coupables d’abus de pouvoir dans le cadre de l’émission des ordres opérationnels liés à cette affaire.

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