Etats-Unis

Washington aurait financé 120 laboratoires biologiques secrets dans le monde


Des documents de renseignement récemment déclassifiés révèlent que l’équipe de l’ancien président américain Joe Biden aurait injecté une partie de l’argent des contribuables dans des laboratoires situés dans 30 pays, dont certains en Ukraine et contenant des résidus soviétiques dangereux, dans le but de manipuler des agents pathogènes.

La directrice du renseignement national américain démissionnaire, Tulsi Gabbard, a provoqué une véritable secousse politique et sécuritaire lors de ses derniers jours en fonction, en dévoilant des documents de renseignement récemment déclassifiés qui attesteraient de l’implication de Washington dans le financement d’un réseau étendu de plus de 120 laboratoires biologiques dans plus de 30 pays à travers le monde, incluant des installations sensibles en Ukraine et d’autres consacrées à des agents pathogènes hérités de l’ère soviétique.

Cette annonce, publiée dans un communiqué officiel du Bureau du directeur du renseignement national (ODNI), marque l’aboutissement du mandat controversé de Gabbard (45 ans), qui supervisait la coordination de 18 agences de renseignement, quelques semaines seulement après sa démission le 22 mai dernier pour des raisons familiales liées au cancer rare des os de son époux, peu après sa nomination au début de l’année précédente lors du retour du président Donald Trump à la Maison-Blanche.

Selon les informations divulguées et les documents disponibles, les archives révèlent un financement public américain de longue durée, issu des contribuables, destiné à ces installations.

Le rapport met particulièrement en lumière le dossier ukrainien, indiquant que plus de 40 laboratoires en Ukraine auraient travaillé sur des agents pathogènes liés à la guerre biologique provenant de résidus soviétiques.

Ces installations auraient mené des recherches sur des agents pathogènes classés comme « extrêmement dangereux » (EDPs), incluant l’anthrax, la peste, des virus mortels comme Ebola, ainsi que des virus respiratoires aigus tels que le SARS et le MERS.

Les rapports de renseignement avertissent que ces laboratoires ukrainiens continuent de faire face à des risques opérationnels majeurs, notamment des risques d’infiltration, de destruction ou de saisie par les forces russes dans le contexte de la guerre en cours entre Moscou et Kiev.

Les documents citent notamment le « laboratoire de diagnostic de Kherson » comme exemple, ayant reçu un financement américain direct de 1 728 822 dollars, alors que son autorisation officielle de manipulation d’agents pathogènes spécifiques était encore en cours d’examen.

Recherches sur des armes virales menées dans l’ombre

Tulsi Gabbard a formulé des accusations directes et sévères contre des responsables de l’administration de l’ancien président Joe Biden, son équipe de sécurité nationale, ainsi que plusieurs hauts responsables politiques et sanitaires, notamment le Dr Anthony Fauci, les accusant d’avoir dissimulé l’existence, l’historique, la localisation et les mécanismes de financement de ces laboratoires.

Elle a expliqué que cette dissimulation incluait le fait de cacher que ces laboratoires avaient mené, dans un contexte de quasi-absence de contrôle et de transparence, des recherches relevant du « gain de fonction ».

Scientifiquement, ces recherches désignent des expériences consistant à modifier génétiquement des micro-organismes afin d’augmenter leurs capacités biologiques, telles que leur pouvoir pathogène, leur transmissibilité ou encore leur capacité à infecter de nouveaux hôtes, ce qui accroît le risque de pandémies mondiales.

Interdiction fédérale et tournant de la politique américaine

Sur la base de ces éléments, la politique américaine a connu un tournant majeur, du moins officiellement. Le président Donald Trump a pris une mesure décisive le 25 mai 2025 en signant le décret exécutif n° 14292, mettant fin immédiatement et totalement à tout financement fédéral américain des recherches de « gain de fonction » dans le monde, afin d’éviter des menaces catastrophiques pour la sécurité nationale et la santé publique.

Dans son ultime action avant de quitter ses fonctions, Gabbard a émis une directive officielle contraignante pour la communauté du renseignement américain, plaçant les installations de recherche biologique à l’étranger parmi les priorités absolues en matière de collecte de renseignements et de surveillance.

Le bureau de Gabbard a confirmé que cette directive a déjà permis de collecter de nouvelles données de renseignement détaillées sur des expériences en cours menées à huis clos dans ces installations. Ces éléments soulèvent des préoccupations éthiques, financières et sécuritaires particulièrement complexes, et placent ce qui était présenté comme des « initiatives internationales de santé publique » sous le feu de graves soupçons et de risques pour la sécurité nationale.

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