Accusations de terrorisme et de rébellion : la justice bolivienne poursuit Morales
Le parquet bolivien a émis un mandat d’arrêt contre l’ancien président Evo Morales, l’accusant d’avoir incité aux manifestations antigouvernementales.
Le procureur général, Roger Mariaca, a déclaré que ce mandat d’arrêt s’inscrivait dans le cadre d’une enquête portant sur des dizaines de barrages routiers érigés lors des vastes manifestations qui ont secoué le pays en mai et juin derniers, provoquant de graves pénuries de carburant, de denrées alimentaires et de fournitures médicales.
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Le mouvement de protestation avait débuté par des revendications formulées par des travailleurs et des communautés autochtones pour dénoncer la pire crise économique que connaît la Bolivie depuis plusieurs décennies.
Les manifestations se sont toutefois élargies par la suite pour inclure des appels à la démission du président Roberto Paz, soutenu par les États-Unis, qui a accusé Morales d’avoir attisé la contestation.
Le procureur général a précisé que l’enquête avait été ouverte à la suite d’une plainte pour « rébellion armée » et « terrorisme » déposée par un groupe de droite composé de dirigeants civils et d’hommes d’affaires, avant de recevoir le soutien du gouvernement.
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Réagissant au mandat d’arrêt sur la plateforme X, Morales a déclaré : « Ils ne nous intimident pas. Ils cherchent à nous faire porter la responsabilité sociale afin de dissimuler la véritable tragédie que traverse la Bolivie : une profonde crise sociale et économique. »
Morales, premier président autochtone de l’histoire de la Bolivie, se cache actuellement dans son bastion politique de la région du Chapare pour échapper à des accusations de relations avec une mineure, accusations qu’il rejette catégoriquement.
Le président Paz avait auparavant annoncé son intention de lancer une opération de sécurité dans le fief de l’ancien président, sans toutefois en préciser la date.
Le dirigeant conservateur est parvenu à contenir les troubles en décrétant l’état d’urgence en juin dernier, ce qui lui a permis de déployer l’armée et d’interdire les manifestations.
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