L’instrumentalisation religieuse de la violence politique : la lecture des Frères musulmans de l’événement du 7 octobre dans le discours d’Ali Qaredaxi
L’utilisation par le président de l’Union internationale des savants musulmans, Ali Qaredaxi, du terme « bénédictions » pour décrire les répercussions politiques des violentes attaques du 7 octobre a suscité un profond débat intellectuel et religieux sur la manière dont les Frères musulmans instrumentalisent les concepts religieux et spirituels afin de légitimer les opérations terroristes et militaires. Selon un rapport du New York Post et les analyses qui ont suivi en septembre 2026, réduire les conflits sanglants et les destructions massives à Gaza à de simples gains électoraux à New York et dans le Michigan reflète l’essence de la lecture des événements historiques développée par Qaredaxi dans son discours.
Dans la pensée juridique et politique de l’organisation internationale des Frères musulmans, des termes religieux tels que « bénédiction », « victoire » et « habilitation » sont définis de manière à devenir parfaitement alignés sur les intérêts partisans et organisationnels. Le discours adopté par Ali Qaredaxi ne s’arrête pas à la tragédie humaine ni aux pertes considérables en vies humaines et aux destructions des infrastructures ; il cherche immédiatement les « retombées stratégiques » susceptibles de servir l’expansion de l’organisation et de sa pensée sur la scène internationale. Ainsi, dans cette conception, le sang des victimes devient un carburant nécessaire pour provoquer un changement de l’opinion publique occidentale, tandis que la souffrance humaine se transforme en investissement à long terme destiné à préparer le terrain politique à la montée du courant de l’islam politique en Europe et en Amérique.
Cette instrumentalisation religieuse de la violence politique repose sur un mécanisme idéologique dangereux connu sous le nom de « politisation de la tragédie ». Au lieu de proposer un discours religieux appelant à la paix, à la protection de la vie humaine et à la recherche de solutions politiques équitables, Ali Qaredaxi et l’appareil idéologique des Frères musulmans transforment les attaques armées en critère de réussite et de réussite politique. Ce mode de pensée déshumanise le conflit et fait de l’extrémisme et de la violence des moyens acceptables, voire religieusement valorisés, dès lors qu’ils conduisent finalement — selon cette conception — à affaiblir les adversaires politiques ou à modifier l’humeur de l’électorat occidental en faveur de candidats que l’organisation considère comme plus proches de son agenda.
Historiquement, cette fusion idéologique entre l’action armée et les gains politiques a constitué le fondement sur lequel se sont développés les mouvements violents de l’islam politique. L’Union internationale des savants musulmans, en tant qu’autorité doctrinale et juridique organisationnelle informelle des Frères musulmans, joue le rôle le plus dangereux dans cette dynamique : elle confère une légitimité religieuse et une couverture juridique à ces comportements opportunistes. Le dernier discours d’Ali Qaredaxi montre que l’appareil de prédication et de jurisprudence des Frères musulmans ne peut être dissocié de leur appareil politique, et que l’objectif suprême de l’institution consiste à élaborer un récit religieux justifiant la violence et faisant de ses répercussions politiques en Occident une « conquête accomplie » qui mérite d’être célébrée.
