Une salle de guerre au-dessus du tarmac : c’est ici que Trump a décidé de reprendre les frappes contre l’Iran
Alors que les cercueils de quatre soldats américains revenaient du Moyen-Orient, la décision concernant la guerre ou la paix avec l’Iran se jouait à quelques mètres de là.
À bord de l’avion présidentiel immobilisé dans l’État du Delaware, le président américain Donald Trump a tenu une réunion avec ses principaux responsables militaires afin d’examiner les différentes options de riposte contre l’Iran, notamment une vaste campagne aérienne susceptible de durer deux semaines.
Cette réunion, organisée après la cérémonie de rapatriement des corps de quatre soldats américains tués lors du conflit avec l’Iran, s’est transformée, selon le quotidien, en un débat décisif sur la nature de la réponse américaine à Téhéran.
Bien que le commandant du Commandement central américain (CENTCOM), l’amiral Brad Cooper, ait été moins présent dans les réunions de la Maison-Blanche que le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et le chef d’état-major Dan Caine, l’officier, qui dirigeait les opérations militaires au Moyen-Orient depuis le quartier général du CENTCOM en Floride, avait élaboré un plan punitif comprenant une campagne aérienne intensive destinée à neutraliser les capacités balistiques iraniennes.
À cet égard, The Wall Street Journal cite des sources bien informées selon lesquelles Cooper estimait que les frappes limitées n’étaient plus suffisantes pour dissuader Téhéran, compte tenu de la poursuite des menaces iraniennes contre les navires dans le détroit d’Ormuz et des attaques visant les forces américaines dans la région.
Cooper a affirmé que, si les États-Unis voulaient rendre leur action militaire réellement efficace, ils devaient intensifier leurs frappes aériennes.
Il soutient que cette approche « d’envergure », qui figure parmi plusieurs scénarios élaborés sous sa supervision, permettrait de réduire les besoins américains en munitions défensives, l’Iran disposant alors de capacités offensives amoindries.
Les options examinées comprenaient notamment :
- donner son feu vert au plan de Cooper consistant à mener une campagne aérienne intensive de dix à quatorze jours visant à neutraliser les capacités balistiques iraniennes ;
- opter pour une frappe militaire limitée dans l’espoir de poursuivre les efforts diplomatiques par la suite.
Le commandement de Cooper reprend les frappes
Jeudi, l’armée américaine a repris ses frappes contre des positions appartenant aux Gardiens de la révolution iraniens, cinq jours après leur suspension.
Le Commandement central américain a indiqué que ces frappes constituaient une « réponse ferme » aux attaques de missiles iraniennes menées mardi contre les forces américaines stationnées en Jordanie.
Des dizaines de cibles liées aux Gardiens de la révolution ont été visées, notamment des centres de commandement ainsi que des installations de missiles et de drones.
Il n’était pas immédiatement clair si une campagne aérienne de longue durée serait poursuivie dans les jours ou les semaines à venir.
Un haut responsable de l’administration américaine a déclaré au journal que Trump était « dans une dynamique d’escalade », tout en continuant de réfléchir « à l’ampleur de cette riposte ».
