Le plan de l’Iran pour intensifier la guerre : renforcer les Gardiens, pratiquer le chantage et activer les forces alliées
Des communications « interceptées » et des renseignements révèlent les intentions d’escalade de l’Iran et sa volonté de s’engager dans une confrontation prolongée, malgré l’existence d’une voie clairement définie vers des solutions diplomatiques.
Après la signature, le 17 juin, d’un protocole d’entente entre le président américain Donald Trump et l’Iran, l’administration américaine a œuvré en faveur d’un accord visant à rouvrir le détroit d’Ormuz et à amorcer une sortie progressive de la guerre. Toutefois, les dirigeants les plus radicaux à Téhéran ont considéré cet accord comme une possible tentative visant à alléger les pressions économiques et à gagner du temps. Ils ont ainsi profité de la période d’accalmie pour réorganiser leurs forces.
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Selon le Wall Street Journal, ces préparatifs comprennent l’élargissement de l’influence du Corps des gardiens de la révolution islamique au sein de l’appareil militaire, la nomination de commandants expérimentés à des postes sécuritaires et militaires sensibles, le renforcement des capacités de contre-espionnage ainsi que l’accélération de la production de missiles et de drones.
Téhéran s’est également efforcé de consolider une politique de chantage dans les voies maritimes, alors que des services de renseignement arabes ont détecté des communications entre l’Iran et ses alliés dans la région faisant état de préparatifs visant à élargir le champ des opérations et à accroître leur coût pour les forces et les intérêts américains.
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Escalade
Malgré les dommages infligés aux infrastructures militaires et économiques iraniennes par les frappes, les informations contenues dans le dossier indiquent que Téhéran a reconstruit une partie de ses infrastructures et rétabli l’accès à ses bases de missiles à un rythme qui a suscité l’inquiétude des responsables israéliens, selon le Wall Street Journal.
À l’intérieur du pays, le Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a pris des mesures visant à restructurer les institutions sécuritaires et militaires. Celles-ci comprennent la nomination de sept hauts responsables, le renforcement de la chaîne de commandement, l’amélioration des capacités de contre-espionnage et l’orientation de l’appareil sécuritaire vers une approche plus offensive.
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Dans ce contexte, Mohsen Rezaï a été nommé secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale en tant que représentant de Khamenei, tandis que Hossein Taeb a été reconduit à la tête des forces du Bassidj afin de les transformer en un réseau de renseignement intérieur plus vaste.
Le contrôle de l’armée régulière et des Gardiens de la révolution a également été unifié sous l’autorité du général de brigade Ali Abdollahi, tandis qu’Ahmad Vahidi, commandant en chef des Gardiens de la révolution, s’est vu confier la mission de mener des opérations offensives contre les adversaires.
Selon des analystes, ces changements témoignent de la préparation des dirigeants iraniens à une période prolongée de confrontation, d’escalade et de pression, plutôt qu’à un retour rapide à la désescalade.
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Plus encore, durant la période d’accalmie, l’Iran a adopté une politique clairement définie, dans le cadre de laquelle les Gardiens de la révolution ont renforcé leur coordination avec leurs alliés dans la région en prévision d’une reprise des combats.
Selon les renseignements contenus dans le dossier, les Gardiens de la révolution ont envoyé des commandants et des conseillers en Irak, au Yémen et au Liban, et ont coordonné avec des groupes alliés des plans visant à élargir le conflit.
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Ils ont également supervisé le déploiement de missiles, d’armes navales et de drones sur des positions surplombant la mer Rouge, tout en fournissant à leurs alliés des renseignements et des listes de cibles liées à des ports et à des infrastructures énergétiques dans la région.
Cette évolution s’est accompagnée d’une intensification des tensions maritimes dans le détroit d’Ormuz et en mer Rouge, ainsi que d’attaques visant des navires, des forces et des infrastructures liés aux adversaires.
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Selon le journal, ces développements révèlent l’élargissement du conflit, qui est passé d’une confrontation directe à une stratégie de pression menée sur plusieurs fronts, dans laquelle les opérations militaires se combinent avec la pression exercée sur les voies commerciales, les infrastructures énergétiques et les infrastructures stratégiques.
L’accord américano-iranien prévoyait notamment des exemptions aux sanctions permettant à Téhéran de vendre son pétrole, l’accès à plusieurs milliards de dollars d’avoirs gelés, ainsi que l’éventuelle création d’un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars, en échange de la réouverture du détroit d’Ormuz et de négociations sur le programme nucléaire.
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Cependant, les tirs contre des navires escortés par les États-Unis dans le détroit, quelques semaines après l’accord, ont révélé la fragilité de cette entente et la tendance de l’Iran à l’escalade, ramenant la confrontation vers une trajectoire plus complexe.
À Washington, l’administration américaine s’est orientée vers une stratégie fondée sur les sanctions et la pression maritime afin d’affaiblir la position de Téhéran.
Dans ce contexte, la guerre semble s’engager sur une trajectoire ouverte à de nouveaux cycles de confrontation, selon le journal.
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