Israël poursuit ses frappes au Liban tandis qu’un nouveau cycle de négociations est attendu
Israël a poursuivi mardi ses bombardements dans le sud du Liban et a affirmé avoir été visé par des attaques du Hezbollah, malgré l’annonce du président américain Donald Trump selon laquelle les deux parties auraient accepté de cesser les hostilités.
Cette situation intervient à la veille d’un nouveau cycle de négociations entre le Liban et l’État hébreu, qui doit se tenir à Washington. Des observateurs espèrent que ces discussions permettront de mettre un terme à l’escalade actuelle.
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L’ambassade du Liban à Washington avait publié la veille un communiqué annonçant que le Hezbollah avait accepté un « arrêt mutuel des attaques » avec Israël et que ce dernier avait également donné son accord. Toutefois, aucune des deux parties directement concernées n’a officiellement confirmé son engagement à respecter cet arrangement.
Parallèlement, le Liban et Israël, qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques, doivent tenir mardi et mercredi à Washington un nouveau cycle de pourparlers directs, auquel le Hezbollah s’oppose. Il s’agit de la quatrième série de discussions depuis le déclenchement de la guerre au début du mois de mars dernier.
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Le front libanais, ouvert entre Israël et le Hezbollah dans le contexte de la guerre impliquant l’Iran, a connu une forte escalade ces derniers jours. L’armée israélienne a poursuivi son avancée dans le sud du Liban et a atteint le château stratégique de Chaqif, marquant sa plus profonde incursion depuis son retrait du Liban en 2000, après dix-huit années d’occupation.
Israël a également intensifié récemment ses frappes aériennes contre plusieurs régions du sud du pays.
Des responsables israéliens ont annoncé lundi que l’armée reprendrait les bombardements de la banlieue sud de Beyrouth, qui était restée en grande partie à l’abri des frappes depuis l’annonce d’un cessez-le-feu le 17 avril, une trêve qui n’a eu que peu d’effets concrets sur le terrain.
Cette annonce a provoqué une nouvelle vague de déplacements de population.
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Proposition de cessation des attaques
Dans la nuit, l’ambassade du Liban à Washington a publié un communiqué, relayé par la présidence de la République, indiquant que : « À la suite d’un entretien entre le président de la République, le général Joseph Aoun, et le secrétaire d’État américain Marco Rubio, les autorités libanaises ont reçu la confirmation de l’accord du Hezbollah sur la proposition américaine prévoyant un arrêt mutuel des attaques. »
Le communiqué précise ensuite les termes de la proposition : « Les frappes israéliennes contre la banlieue sud de Beyrouth cesseraient en échange de l’engagement du Hezbollah à ne pas mener d’attaques contre Israël, avant un élargissement du cessez-le-feu à l’ensemble du territoire libanais. »
Le texte ajoute que le président américain a contacté l’ambassadrice du Liban aux États-Unis, Nada Mouawad, pour l’informer qu’il avait obtenu l’accord du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou sur cette initiative.
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Peu auparavant, Donald Trump avait déclaré sur sa plateforme Truth Social qu’il avait demandé à Benjamin Netanyahou de ne pas attaquer Beyrouth et que celui-ci avait accepté.
Il a également affirmé que le Hezbollah avait accepté de « cesser totalement les tirs », ajoutant : « Israël ne les attaquera pas, et ils n’attaqueront pas Israël. »
Cependant, l’armée israélienne a annoncé à l’aube de mardi que ses systèmes de défense aérienne avaient intercepté deux projectiles tirés depuis le Liban vers le nord d’Israël, sans signaler de victimes.
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De son côté, l’Agence nationale d’information libanaise a rapporté que plusieurs raids israéliens avaient visé différentes localités du sud du Liban lundi soir et durant la nuit, causant la mort de six personnes dans le village de Marouaniyeh, selon la Défense civile.
Ali Hamdan, conseiller du président du Parlement libanais Nabih Berri, allié du Hezbollah, a déclaré mardi à l’Agence France-Presse que « l’exigence fondamentale de Nabih Berri est un cessez-le-feu global. Si celui-ci est obtenu, il garantira l’engagement du Hezbollah à le respecter ».
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