Moyen-Orient

Par incitation et manifestations, le Hezbollah tente d’entraver les négociations entre le Liban et Israël


À l’appel de son secrétaire général et à travers des manifestations de ses partisans, le Hezbollah libanais cherche à faire échouer les négociations libano-israéliennes qui doivent se tenir mardi aux États-Unis.

Lundi, le Hezbollah a demandé l’annulation des pourparlers prévus mardi entre le Liban et Israël, estimant, par la voix de son secrétaire général Naïm Qassem, que de telles discussions sont « absurdes ».

Israël et le Liban tiendront mardi à Washington des discussions au niveau des ambassadeurs, au siège du département d’État américain, les premières de ce niveau depuis des décennies.

Des centaines de partisans du Hezbollah ont manifesté vendredi et samedi à Beyrouth pour dénoncer ces discussions prévues, et ont attaqué verbalement le Premier ministre Nawaf Salam.

Les autorités libanaises ont affirmé que leur priorité demeure l’instauration d’un cessez-le-feu dans la guerre qui a éclaté entre l’État hébreu et le Hezbollah à partir du 2 mars dernier. Israël, pour sa part, n’a pas évoqué de cessez-le-feu, et son Premier ministre Benjamin Netanyahou a déclaré vouloir « démanteler l’armement du Hezbollah » et parvenir à un accord de paix « durable pour des générations ».

La guerre a éclaté après que le Hezbollah a tiré des roquettes vers Israël, affirmant agir en représailles à l’assassinat du guide iranien Ali Khamenei.

Depuis lors, les frappes israéliennes ont fait 2 089 morts, selon le ministère libanais de la Santé.

Le Hezbollah a annoncé avoir mené des attaques contre des cibles israéliennes à travers la frontière et à l’intérieur du Liban, notamment contre des forces israéliennes dans la zone frontalière de Bint Jbeil, dans le sud, où ses combattants affirment faire face aux forces israéliennes, tandis que l’armée israélienne affirme avoir encerclé la ville.

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