Israël accorde au Liban un délai de deux semaines pour conclure un accord
L’armée israélienne brandit la menace d’une escalade militaire totale en cas d’échec des négociations entre les deux pays.
L’Autorité israélienne de radiodiffusion a révélé, mercredi, que Tel-Aviv a fixé au Liban un délai de deux semaines afin de parvenir à un accord dans le cadre des négociations en cours, pendant la trêve en vigueur jusqu’à la mi-mai prochain, tout en menaçant de reprendre l’escalade militaire si cette période s’achève sans résultat.
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Depuis le 2 mars dernier, Israël mène une offensive contre le Liban, qui a fait au total 2 534 morts, 7 863 blessés et plus de 1,6 million de déplacés, soit un cinquième de la population, selon les dernières données officielles.
Le 17 avril courant, une trêve de dix jours a débuté, puis elle a été prolongée jusqu’au 17 mai prochain. Toutefois, Israël la viole quotidiennement par des bombardements meurtriers et des destructions massives d’habitations dans des dizaines de villages du sud du Liban.
Mardi, l’armée israélienne a lancé plus de 65 attaques contre le sud du Liban, faisant au moins 22 morts, dont 3 membres de la défense civile, et 84 blessés.
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L’Autorité officielle de radiodiffusion a indiqué qu’« Israël a fixé un cadre temporel étroit pour les pourparlers avec le Liban, ne dépassant pas deux semaines, afin de parvenir à un accord effectif entre les deux parties », précisant que l’État hébreu lie la prolongation actuelle du cessez-le-feu jusqu’à la mi-mai à la nécessité de conclure un « véritable accord avec le Liban ».
Elle a cité un responsable israélien non nommé déclarant : « Nous ne pouvons pas attendre indéfiniment… Nous accorderons une dernière chance aux négociations pour une durée de deux semaines seulement. »
Selon l’Autorité, des estimations israéliennes indiquent que « l’absence de progrès concret durant cette période conduira à la reprise des combats et au lancement d’opérations militaires intensives contre le Hezbollah dans le sud du Liban ».
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Au cours des derniers jours, les attaques et menaces israéliennes contre le Liban se sont intensifiées malgré l’accord de cessez-le-feu. Le ministre de la Défense, Israel Katz, a menacé de « brûler le Liban », déclarant : « Il n’y aura pas de véritable cessez-le-feu tant que nos forces continueront d’être bombardées », en référence aux ripostes du Hezbollah aux violations de la trêve.
L’Autorité de radiodiffusion a également évoqué des efforts menés par l’administration du président américain Donald Trump pour organiser une rencontre directe entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et le président libanais Joseph Aoun durant ce délai de deux semaines, malgré les doutes importants exprimés par les parties concernées quant à la faisabilité d’un sommet de ce niveau.
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Aoun a défendu à plusieurs reprises l’option de négociations directes avec Israël, affirmant qu’« cela ne constitue pas une trahison », en réponse à des critiques internes, et adressant de vives critiques au Hezbollah, estimant que « la véritable trahison consiste à entraîner le pays dans une guerre au service d’intérêts extérieurs ».
Lundi, Aoun a souligné que le cessez-le-feu représente « une première étape nécessaire à toute négociation ultérieure » avec Israël, précisant que cette position avait déjà été communiquée à la partie américaine chargée de la médiation, selon un communiqué de la présidence libanaise.
Ces déclarations d’Aoun interviennent après que le Hezbollah, par la voix de son secrétaire général Naïm Qassem, a réaffirmé son refus de toute négociation directe entre le Liban et Israël, en insistant sur « l’option de la résistance ».
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Qassem a également critiqué la tenue de deux cycles de pourparlers directs entre le Liban et Israël, pour la première fois depuis 43 ans, à Washington il y a quelques jours sous parrainage américain, qualifiant ces négociations de « concession gratuite et humiliante, inutile ».
Israël continue d’occuper des territoires dans le sud du Liban, où sa présence militaire se répartit entre des zones occupées depuis des décennies et d’autres dont elle s’est emparée durant les guerres de 2023 et 2024, jusqu’à la récente incursion ayant atteint environ 10 kilomètres à l’intérieur de la frontière sud dans le cadre de l’offensive actuelle.
Parallèlement, Israël poursuit l’occupation de la Palestine et de territoires syriens, et refuse de se retirer ou de se conformer aux résolutions des Nations unies qui prévoient l’établissement d’un État palestinien indépendant.
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