Nouveau plan américain pour contenir l’escalade entre Israël et le Liban
Le secrétaire d’État américain a proposé, dans un premier temps, que le Hezbollah cesse toutes ses attaques contre Israël, tandis que l’armée israélienne s’abstient en contrepartie de toute escalade à Beyrouth.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio s’est entretenu avec le président libanais Joseph Aoun ainsi qu’avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu au sujet des négociations diplomatiques entre Israël et le Liban. Selon un responsable américain, il a proposé un plan permettant une « désescalade progressive » dans le contexte des tensions actuelles.
Le responsable a expliqué que les États-Unis avaient proposé, comme première étape, que le mouvement armé libanais Hezbollah, soutenu par l’Iran, mette fin à toutes ses attaques contre Israël. En contrepartie, l’État hébreu s’abstient de toute nouvelle escalade à Beyrouth. Il a déclaré : « Cela ouvrirait la voie à une désescalade progressive et à une cessation effective des hostilités. »
Il a ajouté que Joseph Aoun avait tenté de faire avancer cette proposition. Toutefois, le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a affirmé qu’il « garantissait » l’engagement du Hezbollah à respecter le cessez-le-feu, tout en estimant qu’il incombait à Israël de s’abstenir de « tirer le premier ».
Benjamin Netanyahu avait déclaré dimanche avoir ordonné aux forces israéliennes d’intensifier leur progression au Liban dans le cadre de la lutte contre le Hezbollah, malgré le cessez-le-feu annoncé il y a plus de six semaines.
Dans le dernier développement en date, l’armée israélienne a indiqué que ses forces avaient pris le contrôle du château de Chqif, une forteresse vieille de 900 ans, ainsi que des collines stratégiques environnantes dans le sud du Liban. Cette opération est intervenue après une journée marquée par les attaques les plus intenses du Hezbollah contre le nord d’Israël depuis le cessez-le-feu d’avril, entraînant la fermeture d’écoles et l’imposition de restrictions de sécurité.
Le responsable américain a affirmé que les États-Unis ne s’attendaient pas à ce qu’Israël continue de subir les attaques persistantes menées par le Hezbollah contre des civils.
Quatre personnes ont été blessées lorsqu’un drone piégé lancé depuis le Liban s’est écrasé dans la colonie de Beit Hillel, située dans la région du doigt de la Galilée, au nord d’Israël, selon les médias israéliens.
La chaîne israélienne Channel 12 a rapporté dimanche que quatre personnes avaient été blessées à la suite de la chute de ce drone piégé à Beit Hillel. Les quatre blessés ont été transférés à l’hôpital afin de recevoir les soins nécessaires.
Depuis l’aube de dimanche, le Hezbollah a lancé plus de vingt roquettes ainsi que des dizaines de drones vers différentes régions du nord d’Israël. Les sirènes d’alerte ont retenti au moins douze fois dans les villes et localités de Haute-Galilée, du doigt de la Galilée et de Basse-Galilée.
De son côté, la ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, a déclaré dimanche que l’intensification des opérations militaires israéliennes au Liban avait causé la mort et le déplacement de civils, détruit des infrastructures et réduit les chances d’un dialogue diplomatique. Selon elle, cette escalade doit donc cesser.
Dans une publication sur la plateforme X, elle a ajouté : « Toutes les parties doivent respecter le cessez-le-feu et participer aux négociations de bonne foi », tout en soulignant la nécessité pour le Hezbollah de mettre fin à ses attaques contre Israël.
