La Colombie reconnaît la souveraineté d’Israël sur le Golan
Le ministre israélien des Affaires étrangères salue cette reconnaissance et affirme qu’elle fait suite à des discussions avec le président colombien Abelardo de la Espriella.
La Colombie a annoncé sa reconnaissance de la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan syrien occupé, une décision saluée par le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar. Bogota devient ainsi le deuxième pays, après les États-Unis, à reconnaître la souveraineté d’Israël sur le Golan, occupé par l’État hébreu depuis 1967.
Dans un communiqué publié lundi soir, le ministère colombien des Affaires étrangères a déclaré : « La Colombie reconnaît la souveraineté d’Israël sur le Golan. »
Il a ajouté : « Compte tenu de la situation d’instabilité régionale persistante au Moyen-Orient et de l’importance stratégique du plateau du Golan pour la sécurité d’Israël, le gouvernement colombien reconnaît la souveraineté d’Israël sur cette région, ainsi que le droit de l’État à se défendre contre les menaces extérieures. »
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, s’est félicité de cette décision dans une publication sur la plateforme X, déclarant : « Je remercie la Colombie et mon cher ami, le président colombien Abelardo de la Espriella, pour sa décision historique de reconnaître la souveraineté d’Israël sur les hauteurs du Golan, à la suite de notre rencontre dans la ville colombienne de Barranquilla jeudi dernier. »
Lundi matin, le ministre israélien des Affaires étrangères est rentré d’une visite en Colombie, où il s’était rendu pour féliciter son nouveau président à l’occasion de son entrée en fonction. Saar a poursuivi : « Par cette décision, qui compte parmi les premières décisions qu’il a prises depuis son entrée en fonction, le président colombien a démontré son leadership, ses valeurs et son engagement envers Israël et sa sécurité. »
Il a ajouté : « Israël est un petit État dépourvu de profondeur stratégique. Il est donc essentiel de disposer de frontières défendables afin de garantir la survie du peuple juif dans sa patrie historique. »
Il a souligné qu’il continuerait à œuvrer « pour faire en sorte que davantage de pays rejoignent les États-Unis, sous la direction du président Donald Trump, et la Colombie, sous la direction du président de la Espriella, dans la reconnaissance de la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan ».
Cette décision traduit un changement notable dans la politique de Bogota à l’égard d’Israël avec l’arrivée du nouveau président au pouvoir, après que la Colombie eut adopté ces dernières années des positions plus critiques envers Israël sur fond de guerre à Gaza. Cette reconnaissance semble marquer une nouvelle orientation visant à renforcer les relations avec Tel-Aviv, notamment dans les domaines de la sécurité et de la défense, dans un contexte de rapides évolutions régionales.
Durant son premier mandat, Donald Trump avait officiellement reconnu, le 25 mars 2019, la souveraineté d’Israël sur les hauteurs du Golan syrien occupé, tandis que les pays du monde entier continuent de rejeter l’annexion du plateau par Israël.
Depuis 1967, Israël occupe la majeure partie du plateau syrien du Golan et en a annoncé l’annexion en 1981, une mesure rejetée par les Nations unies, qui l’ont considérée comme nulle et non avenue en vertu de la résolution 497 du Conseil de sécurité.
Israël a profité de la chute du régime de Bachar el-Assad, le 8 décembre 2024, pour annoncer l’effondrement de l’accord de désengagement et occuper la zone tampon syrienne.
