Explosions à Ispahan et échanges de déclarations entre Washington et Téhéran : que s’est-il passé en Iran aujourd’hui ?
L’Iran a connu, dimanche, une série d’événements simultanés, qui ont débuté par l’annonce du président américain Donald Trump de la suspension des frappes prévues contre la République islamique.
Le président américain a toutefois conditionné cette décision à la conclusion rapide d’un accord prévoyant la réouverture du détroit d’Ormuz et la neutralisation de ce qu’il considère comme la menace nucléaire iranienne.
Aux premières heures de la matinée, plusieurs explosions ont été entendues dans la province d’Ispahan, avant que les autorités ne confirment qu’elles étaient dues à des opérations de destruction de munitions non explosées.
Explosions à Ispahan
L’Organisation de gestion des crises de la province d’Ispahan a annoncé que les opérations de destruction des munitions non explosées restantes de la guerre avaient commencé à neuf heures du matin et se poursuivraient jusqu’à l’après-midi.
Elle a précisé que ces opérations se déroulaient sur deux axes, au nord et au sud d’Ispahan, notamment dans la région de Baharestan et dans les zones situées autour du mont Sofeh.
Les autorités ont affirmé que tous les bruits d’explosion entendus provenaient exclusivement de ces opérations de destruction, soulignant qu’« il n’existe aucun motif d’inquiétude pour les citoyens et les résidents ».
Trump suspend les frappes
Le président américain Donald Trump a annoncé que les États-Unis et Israël avaient accepté de suspendre les frappes prévues contre l’Iran, affirmant que cette décision avait été prise à la demande de Téhéran ainsi que de plusieurs pays de la région, sous réserve qu’un accord soit conclu rapidement.
Selon Trump, cet accord doit inclure « la réouverture immédiate, totale et complète du détroit d’Ormuz » ainsi que la fin de ce qu’il qualifie de menace nucléaire iranienne, ajoutant qu’Israël partage cet objectif.
Démenti iranien
De son côté, l’Iran a démenti avoir demandé la suspension des frappes, affirmant que ses forces armées étaient en état d’alerte maximale et prêtes à faire face à toute éventualité.
L’agence de presse Fars, citant une source proche de l’équipe iranienne de négociation, a également déclaré que le détroit d’Ormuz resterait fermé.
Activité diplomatique
Parallèlement, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, s’est entretenu par téléphone avec son homologue saoudien, le prince Fayçal ben Farhane, avec le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, ainsi qu’avec le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir.
Selon les médias officiels iraniens, Araghtchi a mis en garde, lors de ces conversations, contre les risques d’une escalade militaire, tout en affirmant que l’Iran était prêt à répondre à toute attaque.
Pressions militaires persistantes
Ces développements interviennent malgré la persistance d’indices laissant présager une reprise des opérations militaires.
Le Wall Street Journal, citant des responsables américains, a indiqué que Donald Trump avait ordonné la préparation d’une nouvelle offensive susceptible d’être lancée au cours du week-end.
Par ailleurs, la chaîne CBS News a rapporté que Washington et Tel-Aviv envisageaient de mener des frappes conjointes visant les infrastructures énergétiques iraniennes.
En réaction, les forces iraniennes ont accusé les États-Unis d’alimenter les tensions et ont mis en garde contre toute coopération avec Washington dans le cadre de la guerre en cours contre l’Iran.
