Israël menace d’assassiner tous les dirigeants iraniens
L’ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies affirme que son pays sait où se cachent les dirigeants iraniens et connaît leurs activités. Il avertit qu’une nouvelle attaque de l’Iran contre Israël pourrait rendre leur élimination possible en l’espace de quelques jours.
L’ambassadeur israélien auprès des Nations unies, Danny Danon, a durci le ton à l’égard de l’Iran en affirmant que son pays connaissait les lieux où se trouvent tous les dirigeants du régime iranien et suivait leurs déplacements.
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Ce nouvel avertissement intervient alors que les signes de tension se multiplient entre Téhéran et Tel-Aviv.
Dans un entretien accordé mardi à Fox News, Danon a déclaré qu’Israël savait où se cachaient les dirigeants iraniens et ce qu’ils faisaient.
Il a averti qu’en cas de nouvelle attaque iranienne contre son pays, atteindre ces responsables pourrait devenir « une question de quelques jours ».
Ses propos traduisent la confiance d’Israël dans ses capacités de renseignement, qui ont démontré pendant la guerre leur aptitude à pénétrer les cercles dirigeants iraniens et à identifier des cibles particulièrement sensibles.
Les menaces de Danon s’inscrivent dans le prolongement des opérations menées par Israël sur le territoire iranien pendant la guerre.
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Outre les installations nucléaires et balistiques, Israël a concentré ses frappes sur des responsables politiques, militaires et sécuritaires.
En mars, l’armée israélienne a affirmé avoir tué plus de 250 hauts responsables iraniens depuis le début des opérations, parmi lesquels l’ancien guide suprême iranien Ali Khamenei.
Ce chiffre repose toutefois sur le propre décompte de l’armée israélienne et ne constitue pas un bilan établi de manière indépendante.
Téhéran a, de son côté, durci son discours militaire.
L’état-major général des forces armées iraniennes et le quartier général central Khatam al-Anbiya ont annoncé être prêts à mener contre les États-Unis, Israël et leurs dirigeants des frappes qu’ils ont décrites comme plus violentes, plus destructrices et imprévisibles.
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Cette déclaration a été présentée comme une réponse aux récentes menaces américaines et israéliennes.
L’escalade verbale iranienne a suivi le discours du président américain Donald Trump devant l’Assemblée générale des Nations unies.
Le commandement militaire iranien a qualifié cette intervention de tentative de propagande et a refusé de la considérer comme la démonstration d’une quelconque supériorité militaire américaine.
Dans son communiqué, il a également accusé Washington d’utiliser sa présence militaire dans la région ainsi que les pressions exercées sur la navigation maritime et l’économie mondiale pour atteindre ses objectifs dans sa confrontation avec Téhéran.
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En Israël, ces déclarations ont coïncidé avec un relèvement du niveau d’alerte face au risque que les tensions dégénèrent en une nouvelle confrontation.
Channel 12 a rapporté que, selon des évaluations des services de sécurité israéliens, l’Iran pourrait recourir à une frappe préventive en cas d’échec des efforts visant à relancer les négociations avec Washington.
Téhéran pourrait d’abord viser les forces américaines dans le Golfe et au Moyen-Orient avant que la confrontation ne s’étende, d’après les scénarios évoqués.
Cette escalade survient alors que les menaces militaires coïncident avec des démarches diplomatiques qui peinent à aboutir.
Téhéran s’est déclaré prêt à rouvrir le détroit d’Ormuz si Washington réduisait sa pression militaire et levait le blocus imposé à ses ports.
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Donald Trump a, pour sa part, évoqué la poursuite des contacts et la possibilité de parvenir à un règlement.
L’imbrication des dynamiques militaire et diplomatique signifie que toute nouvelle frappe pourrait avoir des conséquences immédiates sur les perspectives d’une reprise des négociations.
Les messages échangés par les deux camps dépassent ainsi la simple menace de représailles militaires.
Ils visent également à démontrer la capacité de chacun à atteindre le cœur de la structure dirigeante de son adversaire.
Washington tente parallèlement de maintenir ouverte la voie des négociations, tandis que Téhéran et Tel-Aviv se préparent à un nouveau scénario d’escalade en cas d’effondrement des contacts diplomatiques.
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