Les tensions poussent Washington à revoir son retrait d’Irak
Un responsable américain affirme que l’administration Trump continuera de se coordonner avec le gouvernement irakien et les membres de la coalition internationale contre « Daech » afin de garantir une transition « responsable et fluide » des missions.
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Un haut responsable de la Maison-Blanche a déclaré samedi que les États-Unis et leurs partenaires de la coalition internationale contre l’organisation de l’État islamique, « Daech », réduisaient leurs missions militaires en Irak d’ici au 30 septembre prochain, alors que plusieurs signes indiquent que les tensions régionales ont poussé Washington à reconsidérer les modalités convenues avec Bagdad concernant le retrait de ses forces.
Le responsable a indiqué que cette réduction des missions reflétait ce qu’il a qualifié de « succès commun » dans la lutte contre « Daech » et ouvrait la voie à une transition vers un partenariat sécuritaire bilatéral durable, conformément aux intérêts nationaux américains, à la Constitution irakienne et à l’accord-cadre stratégique conclu entre les deux pays, selon l’agence Shafaq News.
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Il a ajouté que cette mesure s’inscrivait dans l’engagement du président Donald Trump à mettre fin aux « guerres sans fin », tout en soulignant que la réduction de la mission militaire ne signifiait pas la fin de la coopération internationale contre l’organisation extrémiste. Elle marquerait plutôt une transition vers une formule sécuritaire plus traditionnelle dans le cadre des relations bilatérales entre l’Irak et les États-Unis.
Le responsable a également confirmé que l’administration Trump continuerait de se coordonner avec le gouvernement irakien et les membres de la coalition internationale afin de garantir une transition « responsable et fluide » des missions, alors que les évolutions sécuritaires dans la région imposent une réévaluation de certaines dispositions relatives à la présence militaire américaine.
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L’Irak et les États-Unis étaient convenus en septembre 2024 de mettre fin à la mission militaire de la coalition internationale dirigée par Washington contre « Daech » en Irak, dans le cadre d’un plan progressif visant à faire évoluer les relations sécuritaires entre les deux pays, en passant du cadre de la coalition internationale à celui d’un partenariat bilatéral.
La première phase du plan s’est achevée en septembre 2025, tandis que des forces sont restées dans la région du Kurdistan irakien afin de soutenir les opérations liées à la traque de l’organisation en Syrie. La dernière phase doit être achevée d’ici à la fin du mois prochain.
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La réaffirmation américaine de la réduction des missions intervient alors que la région connaît une montée des tensions sécuritaires. L’avenir de la présence militaire américaine en Irak dépend ainsi non seulement des accords annoncés entre Bagdad et Washington, mais également des considérations liées à la sécurité régionale et de la nature des menaces susceptibles de nécessiter le maintien de certaines formes de soutien militaire et de renseignement.
La coalition internationale a été créée en 2014 pour aider les forces irakiennes à combattre « Daech », qui contrôlait alors de vastes territoires en Irak et en Syrie. Sa mission s’est ensuite principalement orientée vers la formation, le conseil et le soutien en matière de renseignement. Bagdad affirme pour sa part que ses forces disposent désormais des capacités nécessaires pour assumer la responsabilité de la sécurité et traquer les cellules de l’organisation.
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