Gaza, nous arrivons : des soldats ougandais se préparent à participer à la force internationale
Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux au cours des dernières heures montrent des soldats ougandais en train d’embarquer à bord d’un avion.
Selon la vidéo largement relayée, les soldats portaient des uniformes militaires arborant l’insigne du drapeau de leur pays. La séquence était accompagnée de la phrase « Gaza, nous arrivons », dans le dernier développement en date concernant la participation de l’Ouganda à la « force internationale de stabilisation » proposée pour la bande de Gaza.
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Aucune annonce officielle de l’Ouganda n’a été publiée pour préciser la destination de l’avion ou confirmer le début du déploiement effectif de troupes ougandaises dans la bande de Gaza. Toutefois, la diffusion de cette vidéo intervient après l’approbation par le Parlement ougandais de la participation du pays au déploiement de soldats au sein de la force internationale à Gaza.
Elle intervient également après l’approbation, le 26 juillet dernier, par le cabinet de sécurité israélien, le « cabinet », de la première phase du déploiement de la force internationale de stabilisation et de la force multinationale du « Conseil de la paix » dans la bande de Gaza, plus précisément dans la région de Rafah. Cette première phase doit comprendre environ 200 soldats provenant de pays amis d’Israël, sous réserve d’une coordination complète.
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L’Ouganda approuve le déploiement de troupes à Gaza
Le 6 août, le Parlement ougandais a approuvé le déploiement, si nécessaire, de forces militaires dans la bande de Gaza au sein d’une force de sécurité multinationale proposée dans le cadre du plan du président américain Donald Trump.
Avant le vote, le ministre ougandais de la Défense, Kirya Kiwanuka, a informé les députés que Trump avait demandé, par l’intermédiaire d’émissaires, au président ougandais Yoweri Museveni que Kampala contribue à la force internationale.
Kiwanuka a déclaré devant le Parlement que le président ougandais était disposé à déployer l’unité requise des Forces de défense du peuple ougandais dans la bande de Gaza, en réponse à la demande de Trump.
Il a précisé qu’un accord sur le statut des forces serait signé après le vote, certains députés ayant soulevé des questions concernant les dispositions juridiques qui encadrent l’opération de déploiement.
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La force s’inscrit dans le plan de Trump
La participation proposée de l’Ouganda s’inscrit dans le dernier plan de Trump pour Gaza, qui prévoit le déploiement d’une force internationale chargée d’assurer la stabilité dans les zones d’où les forces israéliennes se retireraient.
Selon la feuille de route présentée par Trump, la « force internationale de stabilisation » serait déployée à Gaza afin de sécuriser les zones dont les forces israéliennes se retireraient. Elle serait également chargée de former une nouvelle force de police palestinienne et de soutenir l’acheminement de l’aide humanitaire.
Le plan lie le retrait israélien de la bande de Gaza au désarmement de toutes les factions, y compris le Hamas. Un nouveau gouvernement palestinien technocratique serait chargé d’administrer le territoire et de superviser le processus de désarmement, ainsi que le stockage des armes lourdes, des sites de production militaire, des dépôts d’armes et des tunnels.
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Désarmement et retrait israélien
Le plan a connu de nouveaux développements le 10 août, alors que le désaccord persiste sur l’ordre dans lequel doivent intervenir le désarmement du Hamas et le retrait israélien de Gaza.
La feuille de route prévoit qu’Israël et le Hamas suspendent toutes leurs opérations militaires et lie le retrait israélien du territoire au désarmement des factions.
Selon Reuters, le Hamas a accepté la feuille de route, mais s’est opposé à des déclarations ultérieures du Conseil de la paix concernant l’abandon des armes légères, tandis qu’Israël maintient qu’il ne se retire pas de Gaza avant l’achèvement du désarmement du mouvement.
Selon le plan, le désarmement serait mis en œuvre progressivement, zone par zone. Les forces israéliennes se retireraient des zones dont il serait établi qu’elles ne contiennent plus d’armes, après que celles-ci auraient été stockées et rendues inutilisables.
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L’Ouganda parmi les premiers participants
L’Ouganda figure parmi les premiers pays à avoir annoncé sa disposition à participer à la force internationale proposée. Le Kosovo, l’Albanie et le Kazakhstan ont, quant à eux, affecté des officiers militaires et des personnels médicaux à cette éventuelle mission, selon Reuters le 10 août.
L’Indonésie, qui avait auparavant proposé d’envoyer plusieurs milliers de militaires pour effectuer des missions médicales et participer à la reconstruction, a indiqué que ses discussions concernant sa participation étaient suspendues.
La date de déploiement de la force internationale n’a pas encore été fixée, tandis que des diplomates ont indiqué que sa mise en place pourrait prendre plusieurs mois.
