L’arsenal de l’axe iranien sous le contrôle d’Israël : armes russes et iraniennes et surprises nazies
Sur la base militaire de Tzrifin, dans le centre d’Israël, s’entassent des milliers d’armes et de pièces d’équipement saisies par l’armée israélienne au Hezbollah et au Hamas lors des opérations menées au Liban et dans la bande de Gaza.
Les pièces exposées révèlent un arsenal particulièrement diversifié, composé notamment de fusils d’assaut, de missiles antichars, de mortiers, de drones, de canons et de mitrailleuses. L’ensemble comprend des armes iraniennes, russes et chinoises, ainsi que des équipements provenant de plusieurs pays d’Europe de l’Est et du matériel fabriqué localement, sans oublier des pièces rares datant de l’époque nazie.
Selon le site de la chaîne Fox, les pièces exposées mettent en évidence une nette différence dans le niveau d’armement des différentes factions. Des officiers israéliens décrivent ainsi l’arsenal du Hezbollah comme plus organisé et plus sophistiqué que les armes découvertes chez le Hamas.
La collection comprend des lance-roquettes RPG-7 de fabrication russe, dont certains sont équipés de projectiles thermobariques, ainsi que des lance-roquettes RPG-29 et des missiles antichars Kornet, utilisés contre des positions et des habitations dans les localités israéliennes proches de la frontière libanaise.
Des canons sans recul SPG-9 portant des marquages iraniens ont également été exposés, ainsi que des mortiers et d’autres pièces d’artillerie saisis dans le sud du Liban.
Armes antichars, missiles et drones
Parmi l’arsenal présenté figurent un grand nombre de missiles et de lanceurs antichars, considérés comme faisant partie des armes les plus sophistiquées saisies par les forces israéliennes. Selon la version présentée par l’armée, certaines de ces armes sont de fabrication russe, tandis que d’autres sont des versions chinoises ou des armes fabriquées en Iran.
Parmi les pièces exposées figure un lance-roquettes RPG-7 découvert dans le sud du Liban, ainsi qu’une version modifiée du même lanceur sur laquelle deux lanceurs ont été assemblés afin de permettre le tir simultané de deux roquettes.
La collection comprend également des missiles antichars guidés Kornet, dont l’utilisation a notamment été associée à des attaques contre des positions et des habitations dans le nord d’Israël. À leurs côtés figurent des projectiles thermobariques capables de produire de puissants effets explosifs et thermiques dans les espaces confinés.
L’arsenal ne se limite pas aux armes terrestres. Il comprend également des drones retrouvés à Gaza et au Liban, dont un appareil noir qui aurait été fabriqué dans une installation située dans la bande de Gaza, ainsi qu’un autre drone appartenant au Hezbollah qui s’est écrasé en Israël.
Les forces israéliennes ont également saisi du matériel de plongée utilisé par des membres du Hamas lors d’opérations d’infiltration par voie maritime, ainsi que des véhicules, des motos et divers équipements militaires.
Les fusils d’assaut témoignent eux aussi de la diversité des sources d’approvisionnement. Les armes saisies comprennent plusieurs modèles de la famille Kalachnikov, notamment les AK-103 et AK-104 de fabrication russe, ainsi que des armes chinoises, ukrainiennes, nord-coréennes et originaires d’Europe de l’Est, ce qui semble indiquer le recours à de multiples canaux d’approvisionnement et à un marché noir alimenté par diverses sources. Des fusils de précision autrichiens fabriqués par la société Steyr ont également été retrouvés, ainsi que des versions iraniennes de ces armes.
Une surprise nazie et un arsenal qui révèle le réseau d’approvisionnement
Parmi les pièces les plus remarquables figure une mitrailleuse allemande MG 34 datant de 1939, portant l’emblème de l’aigle nazi et la croix gammée. Deux fusils de type MP 40 datant des années 1930 ont également été exposés.
Des officiers israéliens affirment que ces armes n’étaient vraisemblablement pas utilisées activement au combat, mais qu’elles auraient pu être conservées à des fins psychologiques et de propagande.
La collection comprend également un missile iranien Badr, des lance-roquettes, des munitions et du matériel de camouflage, ainsi que des gilets de combat et du matériel médical retrouvés dans des sites appartenant aux factions.
Selon l’armée israélienne, le mode de stockage des armes du Hezbollah témoigne d’un niveau élevé d’organisation. Certaines armes étaient conservées dans des housses en plastique équipées d’indicateurs d’humidité afin de prévenir la corrosion, ce qui permettrait de les maintenir en état de fonctionnement pendant de longues périodes.
En revanche, cet arsenal illustre la dépendance du Hamas et du Hezbollah à un large éventail de sources d’armement, allant des armes russes et chinoises à la production iranienne et aux copies fabriquées localement, en passant par des équipements européens et des armes historiques.
Cette diversité place les réseaux de contrebande, de financement et de stockage au cœur de l’analyse des capacités militaires des factions, alors que le règlement politique entre Israël et le Liban continue de se heurter à des obstacles liés au désarmement du Hezbollah et aux arrangements de sécurité le long de la frontière.
