Moyen-Orient

Les armes du Hamas : le principal obstacle à la paix à Gaza


Le « Conseil de la paix » à Gaza considère que le mouvement Hamas constitue le « principal obstacle » à la mise en œuvre du plan de paix dans le territoire.

Le conseil, créé par le président américain Donald Trump, a estimé dans un rapport transmis au Conseil de sécurité des Nations unies et consulté mercredi par l’AFP, que le mouvement palestinien Hamas représente le « principal obstacle » à la mise en œuvre de la deuxième phase de la trêve à Gaza.

Le rapport, soumis par les États-Unis au Conseil de sécurité en application d’une résolution adoptée en novembre dernier pour soutenir le plan de paix américain, indique : « À ce stade, le principal obstacle à la mise en œuvre complète du plan reste le refus du Hamas d’accepter le désarmement accompagné d’un système de vérification, son refus d’abandonner son contrôle, ainsi que son refus de permettre une véritable transition politique à Gaza. »

Le cessez-le-feu dans la bande de Gaza est officiellement entré en vigueur le 10 octobre dernier, trois jours après le deuxième anniversaire du début de la guerre en 2023, déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas contre Israël.

La première phase de la trêve a vu la libération des derniers otages encore détenus à Gaza, en échange de la libération de prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes, ainsi qu’une cessation des opérations militaires à grande échelle, même si Israël poursuit des frappes quasi quotidiennes sur le territoire.

Cependant, la transition vers la deuxième phase, qui inclut le désarmement du Hamas et le retrait progressif de l’armée israélienne de Gaza, est actuellement suspendue.

Le rapport, qui sera présenté par le représentant du Conseil de la paix, Nikolai Mladenov, lors d’une réunion du Conseil de sécurité jeudi, affirme que « les institutions, les ressources et les plans sont prêts pour les prochaines étapes ».

La nature et l’enchaînement de ces prochaines étapes dépendent des décisions prises aujourd’hui par les parties, notamment de savoir si elles feront preuve du leadership nécessaire pour avancer ou si elles choisiront l’obstruction et les manœuvres de retardement.

Dans ce contexte, le texte appelle les membres du Conseil de sécurité à faire tout leur possible pour encourager le désarmement des factions armées, y compris le Hamas.

Il souligne que le désarmement est « essentiel pour permettre le lancement de la reconstruction, le retrait des forces israéliennes dans les délais prévus, ainsi que la mise en place d’un chemin crédible vers l’autodétermination des Palestiniens et la création d’un État ».

Le rapport indique également que, depuis le début de la trêve, « les armes se sont largement tues à Gaza ».

Cependant, il reconnaît que des « violations du cessez-le-feu, parfois graves, continuent de se produire quotidiennement », avec des conséquences humanitaires importantes, notamment des morts civiles, une population vivant dans la peur et des entraves à l’aide humanitaire.

Il souligne enfin que, malgré la reprise de la distribution de l’aide humanitaire, les besoins à Gaza restent considérables, notamment en matière de médicaments, et qu’une grande partie de la population n’a pas encore bénéficié du rétablissement des services essentiels.

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