Politique

Trump envisage-t-il de mettre fin à la guerre contre l’Iran ?


Des responsables américains affirment que le président estime que la pression économique continue et intense contraint Téhéran à mettre fin à son programme nucléaire ou provoquer son effondrement.

Le président américain Donald Trump envisage d’annoncer la fin de la guerre avec l’Iran et mise sur une pression économique intense exercée sur Téhéran, a rapporté jeudi le Wall Street Journal. Cette réflexion intervient alors que plusieurs éléments indiquent que de hauts responsables de l’administration américaine exercent des pressions afin d’éviter une escalade majeure de la guerre avec l’Iran avant les élections de mi-mandat prévues le 3 novembre.

Le journal, citant de hauts responsables américains, a rapporté que Trump avait discuté avec ses principaux conseillers de la possibilité d’annoncer la fin de la guerre avec l’Iran.

Selon ces responsables, le président est favorable à cette mesure et estime que le maintien d’une pression économique intense contraindrait Téhéran à mettre fin à son programme nucléaire ou entraînera son effondrement.

Le Wall Street Journal a indiqué que, malgré ces discussions menées à huis clos, le département américain de la Défense, le Pentagone, avait prolongé la durée du déploiement de ses forces militaires dans la région, et que la guerre pourrait se poursuivre au cours de l’année prochaine.

Le coût économique cumulé de la guerre pourrait constituer un facteur supplémentaire dans les calculs de la Maison-Blanche, notamment si les opérations militaires se prolongent et que les dépenses liées au déploiement, aux forces et aux systèmes de défense américains dans la région augmentent. À l’approche des élections de mi-mandat, Trump pourrait se retrouver contraint de concilier ses objectifs militaires avec des pressions intérieures en faveur d’une réduction des dépenses et d’éviter une guerre prolongée qui ne produirait pas de résultats rapides susceptibles d’être présentés à l’opinion publique américaine.

Ces considérations interviennent alors que des signes indiquent un recul du soutien populaire à la poursuite de la guerre, au moment où ses conséquences économiques et sécuritaires occupent une place de plus en plus importante dans le débat intérieur américain. Plus la confrontation se prolonge et plus son coût augmente, plus il devient difficile de convaincre les électeurs de l’intérêt de la poursuivre. Cela pourrait renforcer, au sein de l’administration, les voix favorables à la fin des opérations militaires et à une transition vers une voie diplomatique permettant à Trump d’annoncer qu’il a atteint ses objectifs sans s’engager dans un conflit ouvert.

Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, avait annoncé, le 24 août dernier, le lancement d’une opération d’« élimination économique » visant à couper toutes les artères économiques permettant à l’Iran de survivre.

Bessent avait averti que les pays qui continueraient à commercer avec l’Iran s’exposeraient eux aussi au risque de sanctions.

Les États-Unis et Israël ont déclenché une guerre contre l’Iran le 28 février 2026, qui a notamment entraîné la fermeture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les exportations de pétrole et les chaînes d’approvisionnement mondiales.

L’Iran a riposté par des attaques contre des pays du Golfe ainsi que contre ce qu’il a présenté comme des « cibles américaines et israéliennes » dans la région, avant qu’un cessez-le-feu ne soit conclu.

Le 18 juin 2026, Washington et Téhéran ont signé un mémorandum d’entente visant à mettre fin aux hostilités et à rouvrir le détroit d’Ormuz à la navigation. Cependant, sa mise en œuvre a ensuite été compromise par des désaccords concernant son application et la sécurité de cette voie maritime.

Les affrontements ont repris en juillet dernier, avant que le commandement central américain, le CENTCOM, n’annonce mardi la reprise de ses frappes contre des cibles situées en Iran.

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