Politique

Pourquoi Mamdani a-t-il renoncé à faire arrêter Netanyahou ?


Le maire de New York affirme qu’il ne dispose d’aucune compétence juridique pour faire exécuter le mandat d’arrêt délivré contre le Premier ministre israélien, appelant le gouvernement fédéral à prendre cette mesure.

Le maire de New York, Zohran Mamdani, a affirmé mercredi qu’il ne disposait d’aucune compétence juridique lui permettant de faire exécuter le mandat d’arrêt délivré contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, au cas où celui-ci se rendrait dans la ville en septembre prochain pour participer aux réunions de l’Assemblée générale des Nations unies. Il a appelé le gouvernement fédéral à prendre cette mesure, après s’être engagé à examiner la question sur le plan juridique.

Dans une vidéo publiée sur la plateforme X, Mamdani a déclaré que Netanyahou était accusé d’avoir commis des crimes de guerre, lui imputant la responsabilité du « génocide » qui aurait causé la mort de plus de 73 000 Palestiniens dans la bande de Gaza.

Il a évoqué les attaques visant les enfants et les hôpitaux dans la bande de Gaza, le blocus imposé à l’acheminement de la nourriture, ainsi que la mort de travailleurs humanitaires et de journalistes. Il a ajouté : « Les bombes qui tuent des personnes sont financées par l’argent des contribuables américains. »

Israël impose un blocus à la bande de Gaza depuis 2007. Environ 1,5 million de Palestiniens sur une population d’environ 2,4 millions d’habitants sont désormais sans abri et vivent dans des conditions catastrophiques, après que leurs logements ont été détruits par la guerre qualifiée de génocidaire.

Un accord de cessez-le-feu a été conclu en octobre dernier, après plus de deux années de guerre et de violences qui avaient débuté en octobre 2023, avec le soutien des États-Unis, et qui avaient fait plus de 73 000 morts et plus de 173 000 blessés parmi les Palestiniens.

Malgré cet accord, Israël poursuit ses opérations militaires à Gaza par le biais du blocus et de bombardements quotidiens, qui continuent de faire des morts et des blessés. Les autorités israéliennes empêchent également l’entrée de quantités suffisantes de denrées alimentaires, de médicaments, de fournitures médicales et de matériel destiné à fournir un abri aux personnes déplacées.

Mamdani a expliqué que les autorités de la ville de New York avaient examiné toutes les voies juridiques liées à l’exécution du mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale, mais qu’elles ne disposaient pas d’une compétence indépendante leur permettant de le mettre en œuvre. Il a ajouté : « Le gouvernement fédéral dispose de cette compétence, et je l’appelle à rejoindre la Cour pénale internationale et à exécuter le mandat d’arrêt. »

Il a également insisté sur le fait que Netanyahou, ainsi que toutes les autres personnes accusées de crimes de guerre, n’avaient pas leur place à New York.

Samedi, Mamdani avait déclaré que son administration examinait dans quelle mesure elle disposait de l’autorité nécessaire pour arrêter le Premier ministre israélien s’il se rendait dans la ville afin de participer aux réunions de l’Assemblée générale des Nations unies prévues en septembre prochain.

Le New York Times a rapporté qu’il avait indiqué que son administration menait des « discussions actives » avec le conseiller juridique de la ville au sujet de cette affaire.

Lors de sa campagne électorale en 2025, Mamdani avait précédemment annoncé son intention de donner pour instruction à la police de New York d’arrêter Netanyahou s’il se rendait dans la ville, en s’appuyant sur le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale. Il avait également déclaré par le passé qu’il estimait que « la place de Netanyahou était à La Haye », où siège la Cour pénale internationale aux Pays-Bas, le qualifiant de « criminel de guerre ».

Le 21 novembre 2024, la Cour pénale internationale avait délivré un mandat d’arrêt contre Netanyahou, estimant qu’il existait des motifs raisonnables de le soupçonner d’être responsable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis à l’encontre des Palestiniens dans la bande de Gaza.

Les accusations comprennent notamment le recours à la famine des civils comme méthode de guerre, ainsi que des faits de meurtre, de persécution et d’autres actes inhumains.

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