Politique

Les Frères musulmans ont promis à al-Atta la direction de l’armée après l’éviction d’al-Burhan… Détails


Des sources de haut niveau au sein des Forces de soutien rapide ont révélé un complot orchestré par les Frères musulmans pour se débarrasser du chef de l’armée soudanaise, Abdel Fattah al-Burhan, et de certains de ses proches, notamment Shams al-Din al-Kabbashi, en utilisant le membre du Conseil de souveraineté de transition et son adjoint, Yasser al-Atta.

Les sources ont divulgué que les Frères musulmans ont promis à al-Atta qu’il deviendrait le chef de l’armée en remplacement d’al-Burhan, qui est désormais perçu comme un fardeau lourd à porter, et est considéré comme responsable des pertes de villes et de provinces après les défaites militaires face aux Forces de soutien rapide.

Des rapports renseignés sur ce complot existent, l’une des manifestations de celui-ci étant les récentes déclarations d’al-Atta affirmant qu’al-Burhan annulerait l’ancienne charte constitutionnelle pour la remplacer par une nouvelle, et qu’un Premier ministre indépendant serait nommé. Les sources indiquent qu’al-Atta a été mis en avant pour cela, en exécutant les ordres des « Kizans » (surnom des Frères musulmans) auxquels obéit également al-Burhan.

Les sources ont ajouté : « Les Frères musulmans voient al-Burhan et ses proches comme un fardeau, que ce soit en raison des officiers qui abandonnent leurs postes et fuient l’armée, ou à cause du non-reconnaissance par les combattants des milices des Frères musulmans de l’autorité d’al-Burhan en tant que chef militaire. Si la situation continue ainsi, cela pourrait aggraver encore plus l’instabilité parmi leurs rangs. »

Les sources ont souligné que ce qu’al-Atta a proposé concernant l’émission par al-Burhan d’une nouvelle charte constitutionnelle et la nomination d’un Premier ministre indépendant est une partie de ce conflit, visant à réorganiser la direction intérieure.

Elles ont également noté que la situation politique et militaire au sein de l’armée et de ses alliés des milices des Frères musulmans nécessite une nouvelle formulation, surtout face aux cercles arabes, africains et internationaux.

Des sources politiques de la Coordination des forces démocratiques civiles (Taqadum) ont indiqué qu’al-Atta s’est totalement livré aux Frères musulmans, devenant leur porte-parole depuis longtemps, et qu’il attendait l’opportunité de devenir chef de l’armée, une politique que les Frères musulmans maîtrisent parfaitement, utilisant cette stratégie pour provoquer des purges internes entre les dirigeants de l’armée, notamment en cette période où des positions et des zones stratégiques sont perdues, avec des défaites continues face aux Forces de soutien rapide.

Al-Burhan et le vice-commandant en chef des forces armées, le général Shams al-Din al-Kabbashi, cherchent une quelconque formule pour empêcher un coup d’État interne contre eux ou leur mise à l’écart, en trouvant de nouvelles structures qui leur donneraient une légitimité politique après la fracture de leur autorité militaire. Parmi ces tentatives figure la rencontre d’al-Kabbashi avec le chef du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord, Abdelaziz al-Hilu, à Juba, qui a échoué.

Les sources ont ajouté : « al-Kabbashi négociait l’acheminement de fournitures et d’armes aux garnisons de l’armée à Kadugli, Babnousa et Abu Jibeha. Il souhaitait conclure un accord implicite avec le Mouvement populaire de libération du Soudan, sous couvert de sécuriser l’accès de l’aide humanitaire à la région des monts Nouba. En réalité, cet accord visait à soutenir les garnisons mentionnées pour qu’elles ne tombent pas aux mains des Forces de soutien rapide, afin de maintenir un certain équilibre militaire et de se présenter avec des gains politiques. »

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