L’équipe du président privée de visas : de nouvelles restrictions contre l’Iran à l’ONU
Les États-Unis ont refusé de délivrer des visas d’entrée à plusieurs membres de la délégation accompagnant le président iranien Massoud Pezeshkian.
Selon des médias officiels iraniens, Pezeshkian doit quitter son pays mardi à destination de New York afin de participer aux travaux de l’Assemblée générale des Nations unies.
« Dans une mesure hostile sans précédent de la part du gouvernement américain, Donald Trump a refusé d’accorder des visas d’entrée aux États-Unis à plusieurs membres de la délégation présidentielle de haut niveau, notamment à des membres de l’équipe chargée des médias », a rapporté l’agence de presse officielle iranienne IRNA.
L’agence de presse Mehr a également relayé cette information, citant un porte-parole de la présidence iranienne.
Les dirigeants du monde entier se retrouvent cette semaine à New York pour participer aux travaux de l’Assemblée générale des Nations unies, dans un contexte marqué par l’aggravation des crises et des conflits.
Le siège de l’ONU, situé dans le quartier de Manhattan, accueille près de 130 chefs d’État et de gouvernement, alors que l’ordre international établi au lendemain de la Seconde Guerre mondiale est soumis à des pressions croissantes.
Les Nations unies s’efforcent de préserver leur rôle malgré d’importantes contraintes politiques et financières, ainsi qu’une montée des tensions dans leurs relations avec l’administration du président américain Donald Trump.
Pour la deuxième année consécutive, Trump s’exprimera à la tribune des Nations unies, alors que Washington a réduit ses contributions financières à l’organisation internationale et s’est retiré de plusieurs dizaines d’organismes qui lui sont rattachés.
Le président chinois Xi Jinping, dont la dernière participation à ce rendez-vous diplomatique remonte à une intervention par visioconférence en 2021, sera quant à lui absent de New York. Il privilégiera des discussions bilatérales directes avec Trump, prévues jeudi à Washington.
Selon des observateurs, cette décision relance les interrogations sur le rôle des Nations unies dans la gestion des crises mondiales.
Les difficultés ne se limitent pas au financement et au rôle politique de l’organisation, désormais âgée de 80 ans. Le secrétaire général António Guterres approche de la fin de son mandat, prévue à la fin de l’année 2026, tandis que la course à sa succession reste ouverte et qu’aucun candidat ne s’est encore clairement imposé.
