L’armée israélienne menace de frapper le réseau ferroviaire en Iran
Les frappes américano-israéliennes contre Téhéran ont visé un quartier résidentiel abritant une synagogue juive, provoquant la destruction de certaines de ses parties.
L’armée israélienne a déclaré mardi que les habitants ne devaient pas utiliser les trains ni s’approcher des voies ferrées en Iran, dans une nouvelle menace visant les infrastructures de transport, après que des usines pétrochimiques et sidérurgiques du pays ont été prises pour cibles.
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Dans un message publié sur son compte de la plateforme X en langue persane, l’armée a écrit : « Pour votre sécurité, nous vous prions de vous abstenir d’utiliser les trains et de vous déplacer par rail à travers l’Iran à partir de maintenant et jusqu’à 21 h 00, heure d’Iran. »
Elle a ajouté : « Votre présence dans les trains et à proximité des voies ferrées met votre vie en danger. »
Les frappes américano-israéliennes contre la capitale iranienne, Téhéran, se sont poursuivies la nuit dernière, où de nombreuses explosions ont été entendues, tandis qu’un bombardement visant un quartier résidentiel abritant une synagogue juive a entraîné l’effondrement de certaines parties de l’édifice.
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L’agence de presse iranienne Mizan a indiqué que les frappes américano-israéliennes avaient touché plusieurs zones de Téhéran la nuit précédente, sans fournir de détails sur les sites visés ni sur le bilan des attaques.
De son côté, l’agence de presse Mehr a rapporté que l’une des frappes américano-israéliennes sur Téhéran avait visé un quartier résidentiel abritant une synagogue juive, ajoutant que l’attaque de missiles avait causé des dégâts aux immeubles d’habitation ainsi qu’à la synagogue elle-même, dont certaines parties se sont effondrées.
Dans un contexte connexe, le vice-ministre iranien de la Jeunesse et des Sports, Ali Reza Rahimi, a appelé au lancement d’une initiative populaire consistant à former des « chaînes humaines » autour des installations de production d’électricité du pays, afin de les protéger contre toute attaque.
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Rahimi a déclaré, lors d’une intervention à la télévision publique iranienne lundi, que l’initiative débuterait simultanément dans tout le pays à 14 h 00 mardi, selon l’heure locale (UTC+3).
Il a précisé que l’initiative rassemble des jeunes, des étudiants universitaires, des artistes et des sportifs, afin d’affirmer que le ciblage des infrastructures constitue un « crime de guerre ».
Par ailleurs, l’armée israélienne a annoncé mardi avoir attaqué un complexe pétrochimique dans la ville de Chiraz, au sud-ouest de l’Iran.
Dans un communiqué, elle a indiqué avoir mené « hier (lundi) un raid aérien de grande envergure visant plusieurs zones en Iran, incluant des infrastructures centrales relevant du régime iranien ».
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Elle a ajouté que les frappes sur la ville de Chiraz avaient visé « un autre complexe pétrochimique utilisé par les forces armées iraniennes pour produire de l’acide nitrique, une substance essentielle à la fabrication d’explosifs et d’autres matériaux intervenant dans le développement de missiles balistiques ».
Elle a affirmé qu’à travers cette frappe, elle « a élargi l’atteinte aux capacités militaires du régime, en se concentrant sur les installations de production de moyens de combat ».
Elle a également souligné que ce complexe est l’un des « rares complexes restants pour la production de composants chimiques essentiels aux explosifs et aux matériaux utilisés dans les missiles balistiques en Iran, après que l’armée israélienne a attaqué le plus grand complexe pétrochimique du pays ainsi que le complexe pétrochimique de Mahshahr », selon ses termes.
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D’autre part, l’armée a indiqué avoir frappé un site de système de missiles balistiques dans le nord-ouest de l’Iran, utilisé pour lancer des dizaines de missiles en direction d’Israël, selon ses déclarations.
Lundi, l’Iran a annoncé que des installations de production pétrochimique dans la zone économique spéciale de Pars, dans la ville d’Assalouyeh au sud du pays, avaient été endommagées à la suite de frappes menées par les États-Unis et Israël, selon des sources de la province de Bushehr, relayées par l’agence iranienne semi-officielle Tasnim.
Ces sources n’ont toutefois pas mentionné de frappes ayant touché le complexe pétrochimique de Chiraz, et aucune réaction officielle de l’Iran n’a été publiée à ce sujet.
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Ces développements interviennent après que le président américain Donald Trump a déclaré lundi que les discussions avec Téhéran progressaient bien, tout en menaçant de viser les infrastructures iraniennes en l’absence d’accord.
Depuis le 28 février dernier, Israël et les États-Unis poursuivent leur guerre contre l’Iran, qui a fait des milliers de morts et de blessés, ainsi que l’assassinat de dirigeants, dont l’ancien guide Ali Khamenei et des responsables sécuritaires.
Téhéran riposte par des tirs de missiles et de drones en direction d’Israël, et cible également, selon ses déclarations, des bases et des intérêts américains dans des pays arabes. Toutefois, ces pays ont indiqué que certaines de ces attaques avaient fait des victimes civiles et causé des dommages à des biens civils.
