Politique

Soudan : Dernières évolutions de la scène politique soudanaise ?


Le Président du Conseil de souveraineté provisoire du Soudan, Abdel Fattah al-Burhan, a souligné l’engagement des militaires à sortir de la scène politique dans le pays, en soulignant que les forces armées ne voulaient pas rester au pouvoir.

Il a déclaré: « L’armée est déterminée à s’acquitter de ses obligations de maintenir l’unité, la sécurité et la stabilité du pays et à laisser les civils gouverner pour former un gouvernement civil », ajoutant que les forces armées « n’ont aucune volonté d’être au pouvoir », appelant à « la primauté des intérêts nationaux supérieurs pour préserver la sécurité et la stabilité du pays ».

Ce n’est pas la première fois que l’armée affirme qu’elle n’a pas l’intention de se maintenir au pouvoir, de s’engager dans la politique ou d’accéder à quelque fonction que ce soit après des élections législatives dans le pays.

Parallèlement, le Vice-Président du Conseil de souveraineté, Mohamed Hamdan Dogolo, a reçu le mécanisme tripartite composé du chef de la Mission intégrée des Nations Unies, Volker Perthes, de l’Ambassadeur Mohamed Belitch, du Représentant spécial de l’Union africaine, et du représentant de l’Envoyé de l’Autorité intergouvernementale pour le développement, Mohamed Younis, et Dogolo a souligné la nécessité de trouver une solution par un accord qui permette de former un gouvernement pour mener à bien la période de transition.

De son côté, un dirigeant du Parti fédéraliste démocratique du Soudan, a appelé les forces politiques à engager un dialogue pour régler le conflit entre militaires et civils et à former un gouvernement d’affaires qui amènerait le pays aux élections qui, par leur intermédiaire, résoudraient de manière radicale la crise du Soudan.

Le conseiller du président Hatim Elsir a déclaré que son parti invitait chacun à s’asseoir à une table de dialogue pour mettre fin à la division, mettre fin à la lutte de pouvoir entre l’armée et les civils et s’entendre sur un gouvernement qui mènerait le pays aux élections qui replaceraient l’armée dans ses casernes.

Le Soudan est toujours en proie à une crise politique depuis le 25 octobre 2021, date à laquelle la composante militaire a imposé des mesures exceptionnelles et dissous le gouvernement précédent, malgré les efforts déployés par l’ONU et l’Union africaine pour lancer des réunions de dialogue en vue d’une solution à la crise.

À ce jour, les médiateurs internationaux et africains n’ont pas encore réussi à convaincre les factions politiques de former un nouveau gouvernement, malgré les assurances données depuis juillet 2022 par le commandant des forces armées Abdel Fattah al-Burhan que la composante militaire ne participerait plus à la vie politique.

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