Politique

L’OTAN met en garde l’Iran : Nous sommes prêts à faire face à toute menace 


Un responsable de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) a déclaré mercredi que l’Alliance était prête à faire face à toute menace et qu’elle ferait toujours tout ce qui est nécessaire pour défendre l’ensemble de ses États membres.

Cette déclaration intervient en réponse à des questions concernant un article du Financial Times évoquant l’éventualité que l’Iran envisage de frapper des cibles militaires américaines en Europe si le président Donald Trump décidait d’intensifier la guerre.

Le responsable, dont Reuters n’a pas révélé l’identité, a poursuivi : « Comme cela a été démontré cette année, lorsque les défenses aériennes de l’OTAN ont intercepté avec succès, à quatre reprises distinctes, des missiles balistiques lancés depuis l’Iran en direction de la Turquie, la dissuasion et la défense sont solides et efficaces. »

Selon le Financial Times britannique, l’Iran envisagerait de cibler des bases américaines en Europe si le président Donald Trump ordonnait une nouvelle guerre contre Téhéran.

D’après le journal, les menaces se concentreraient sur des installations situées dans le sud-est de l’Europe, notamment en Bulgarie, en particulier depuis que Sofia a récemment autorisé des avions américains à se ravitailler sur la base aérienne de Bezmer.

Chypre apparaît également comme une cible potentielle, l’île abritant des installations militaires britanniques, dont l’une avait été visée par une attaque de drone au début de l’année.

Cependant, des analystes interrogés par Forbes ont, de leur côté, écarté l’hypothèse d’un élargissement de la guerre à l’Europe. Ils estiment qu’une attaque iranienne contre un État membre de l’OTAN entraînerait l’activation de l’article 5 du traité de l’Alliance, qui prévoit une réponse collective de l’ensemble des membres.

Selon les observateurs, l’Iran est conscient des risques considérables liés à une telle initiative. Ils soulignent que les missiles à longue portée qui avaient précédemment visé la base de Diego Garcia, dans l’océan Indien, avaient avant tout une portée symbolique.

Ils ajoutent que les systèmes européens avancés de défense antimissile constituent un obstacle difficile à surmonter. Ainsi, si l’Iran décidait d’escalader le conflit, il pourrait privilégier des cyberattaques, car toute frappe de missiles contre l’Europe pourrait constituer un « point de bascule » particulièrement dangereux.

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