Moyen-Orient

Le Hezbollah fait face à une désobéissance et des divisions internes


En pleine montée des tensions militaires, le Hezbollah libanais est confronté à une crise interne marquée par des fissures parmi ses dirigeants et ses combattants. Cette crise survient à un moment critique, alors que la région connaît une escalade militaire de la part de Tel-Aviv et du Hezbollah lui-même.

Désobéissance interne

Il semble y avoir un état de désobéissance parmi les combattants de réserve du Hezbollah, qui refusent de retourner sur les lignes de front au sud. En réponse, l’administration du parti a eu recours à des menaces de privation de salaires, d’aides, d’indemnités et d’assurances santé pour les contraindre à retourner au combat.

Des milliers de convocations ont été envoyées aux anciens combattants, les exhortant à rejoindre les rangs et à combattre pour Jérusalem. Cependant, des sources au sein de la milice indiquent que les combattants résistent à l’appel à la guerre, citant un soutien insuffisant pour le déplacement des personnes déplacées du sud.

Les sources ont confirmé que le Hezbollah a adopté le slogan « Pas d’enrôlement, pas d’aides ». Le parti semble se diriger vers un renforcement des mesures contre les combattants, soulignant que la guerre ne laisse aucune place à la négociation ou à la pression de la part des combattants.

Slogans trompeurs

Les divisions internes qui secouent le Hezbollah mettent en évidence un contraste frappant entre la réalité interne du parti et l’image qu’il tente de projeter au monde. Le slogan « Pour l’amour du leader », qui symbolise la loyauté absolue et la disposition à se sacrifier pour la cause du parti et son leader Hassan Nasrallah, fait maintenant face à un véritable test.

En interne, il y a une augmentation notable du rejet et de la rébellion parmi les combattants, qui sont censés être les plus loyaux et dévoués. Cette rébellion n’est pas seulement un refus de retourner au combat, mais un défi à l’autorité de la direction et une remise en question de la crédibilité des slogans brandis.

Cette évolution indique que le moral et la foi en la cause se sont considérablement érodés. L’appel au sacrifice a perdu de son éclat et de son impact face aux réalités difficiles que vivent les combattants et leurs familles.

Les sources attribuent ce changement en partie aux conditions économiques dégradées au sein du parti, qui n’ont pas été traitées de manière efficace. Cela a affecté sa capacité à fournir un soutien adéquat à ses combattants et à leurs familles. De plus, les politiques et la participation aux conflits régionaux ont soulevé des questions sur les véritables objectifs et les sacrifices requis.

Ces schismes jettent le doute sur l’avenir du Hezbollah et soulèvent des questions sur sa capacité à maintenir sa force et son influence, surtout compte tenu de la destruction des villages du sud, qui ont été laissés presque déserts. Cette situation menace l’érosion de la base populaire sur laquelle le parti s’est historiquement appuyé.

Salaires réduits de moitié

La situation interne au sein du Hezbollah indique des défis croissants pour le parti. Une source bien informée a révélé que le parti anticipait certains signes de désobéissance. Cette attente est en partie due aux actions récentes du parti, notamment le financement et l’armement des « Forces Al-Fajr », une branche d’un groupe islamique qui avait cessé ses opérations militaires dans le sud depuis des années.

Avec le soutien du Hezbollah, ces forces sont revenues dans la région, menant des opérations militaires intermittentes, reflétant le désir du parti de retrouver sa gloire passée.

Selon les informations disponibles, le Hezbollah semble exploiter le besoin financier de ses combattants pour les inciter à participer à des opérations militaires. Les combattants sous contrat gagnaient auparavant environ 400 dollars, tandis que les membres à plein temps les plus hauts gradés recevaient environ 600 dollars.

Cependant, en raison de la crise économique sévère et des sanctions continues contre l’Iran, ces salaires ont été réduits de moitié. Cette dégradation financière a entravé la capacité de l’Iran à fournir un soutien financier au Hezbollah et à ses combattants, compliquant la capacité du parti à maintenir la loyauté de ses combattants et augmentant les probabilités de désobéissance et de rébellion dans ses rangs.

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