La guerre contre l’Iran et les contraintes du Congrès… Trump dépasse le délai des 60 jours
Le président américain, Donald Trump, a laissé entendre vendredi qu’il n’avait pas l’intention de demander l’approbation du Congrès pour poursuivre toute action militaire contre l’Iran.
Cela concerne le moment où expire le délai de 60 jours accordé par la loi au président avant qu’il ne sollicite l’autorisation des législateurs.
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Trump a déclaré aux journalistes à la Maison-Blanche : « Je ne pense pas que ce qu’ils demandent soit constitutionnel. Ceux qui réclament cette procédure ne sont pas patriotes. »
Il a ajouté : « Personne n’a jamais demandé cette procédure auparavant, et personne ne l’a jamais exigée. Alors pourquoi devrions-nous le faire ? »
Trump a estimé que l’application du cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril lui avait « donné plus de temps », ce qui a, d’une certaine manière, suspendu le compte à rebours.
Selon la Constitution américaine, seul le Congrès détient le pouvoir de « déclarer » la guerre.
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Cependant, une loi adoptée en 1973 autorise le président à lancer une intervention militaire limitée pour répondre à une situation d’urgence résultant d’une attaque contre les États-Unis.
Le texte de la loi indique que le président doit obtenir une autorisation du pouvoir législatif si des troupes sont déployées pendant plus de 60 jours, ce qui diffère d’une déclaration de guerre.
Le conflit avec l’Iran a débuté le 28 février, mais la notification officielle de la Maison-Blanche au Congrès concernant le début des frappes n’a été émise que deux jours plus tard.
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Le délai de soixante jours, au-delà duquel une autorisation doit être obtenue, expire vendredi.
Depuis le début de la guerre, les démocrates ont tenté à plusieurs reprises de faire adopter des textes législatifs visant à limiter les pouvoirs militaires de Trump contre l’Iran, mais ils n’y sont pas parvenus.
Toutefois, certains législateurs républicains ont averti qu’ils pourraient, après l’expiration de ce délai, commencer à exiger que la Maison-Blanche obtienne une autorisation du Congrès.
Mais en l’absence d’un soutien suffisant des conservateurs, les démocrates ne disposent d’aucun moyen efficace pour contraindre le gouvernement à respecter l’échéance.
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