Des réseaux liés aux Frères musulmans s’étendent dans les écoles américaines… avertissements et appels à la riposte
Un rapport récent a suscité une vive controverse aux États-Unis après avoir affirmé l’expansion de « réseaux liés aux Frères musulmans » au sein des collèges et lycées, et la transformation de certains établissements scolaires en plateformes de prédication visant les élèves, ce qui constituerait, selon le rapport, une extension de ce qu’il qualifie de « jihad civilisationnel » au sein de la société américaine.
Cela ressort d’un rapport préparé par l’organisation RAIR USA, qui se présente comme une plateforme de journalisme d’investigation et un mouvement civique cherchant à autonomiser les citoyens américains et à faire face à ce qu’elle considère comme des menaces contre les valeurs et la Constitution, en documentant les activités d’acteurs qu’elle juge influents au sein de la société américaine et en les mettant en lumière médiatiquement.
Selon le rapport, la Muslim Students Association — connue sous l’acronyme « MSA » — s’emploie à étendre sa présence dans les écoles publiques, en ciblant les élèves à travers des activités de prédication au sein même des établissements.
Le rapport indique que ces activités comprennent la distribution de Corans, de voiles et de brochures explicatives sur la charia, dans le cadre de ce qu’il décrit comme des tentatives de « normalisation du discours islamique » dans l’environnement éducatif.
Il affirme que cette orientation n’est pas fortuite, mais s’inscrit, selon cette thèse, dans un plan à long terme visant à influencer progressivement les jeunes générations et à introduire des concepts religieux dans l’enseignement public.
Le rôle d’organisations liées aux Frères musulmans
Le rapport établit un lien entre la Muslim Students Association et d’autres entités, notamment la Islamic Circle of North America et le programme WhyIslam, affirmant que ces organisations mènent des activités de prédication au sein des écoles.
Il évoque également les racines de ces réseaux dans ce que l’on appelle les documents du « projet » publiés dans les années 1980 et 1990, qui auraient, selon cette lecture, esquissé une vision à long terme d’influence au sein des sociétés occidentales, notamment par le biais des institutions éducatives.
Le rapport met en avant des figures académiques et religieuses associées à ces réseaux, telles que Anis Ahmad et Ismail Raji al-Faruqi, décrivant leur rôle comme central dans la diffusion du concept « d’islamisation du savoir » dans les universités, avant que cette influence ne s’étende, selon le récit, aux écoles.
L’incident dans une école du Texas… un exemple de la controverse croissante
Le rapport met en lumière un incident survenu à Wylie East High School, où un stand de prédication aurait été installé dans l’école pendant la journée scolaire, avec distribution de matériel religieux aux élèves.
Il mentionne que l’élève Marco Hunter-Lopez s’est opposé à cette activité, la jugeant contraire aux lois américaines, et a diffusé des vidéos de l’incident, ce qui aurait, selon le rapport, entraîné des menaces et des pressions à son encontre au sein de l’établissement.
Le texte indique également que l’administration de l’école, dirigée par la directrice Tiffany Dolan, aurait soutenu ces activités, tout en imposant des restrictions à d’autres activités étudiantes à orientation conservatrice, ce que le rapport qualifie de « double standard ».
Accusations de double standard
Le rapport évoque un resserrement présumé des contraintes imposées à certains clubs étudiants, tels que le club des étudiants républicains, qui aurait été empêché d’organiser des événements ou d’inviter des intervenants malgré le respect des conditions requises.
En parallèle, il affirme que d’autres activités à caractère religieux ou social seraient autorisées au sein des écoles, ce qui renforcerait, selon le rapport, les craintes d’un « biais administratif » dans le traitement des activités étudiantes.
Extension du phénomène à plusieurs États
Selon le texte, le phénomène ne se limite pas à une seule école, mais s’étend à plusieurs États, tels que le Minnesota, la Virginie-Occidentale et le Texas, avec la répétition d’activités comme la « Journée mondiale du hijab ».
Le rapport mentionne l’existence d’un réseau d’organisations, dont le Council on American-Islamic Relations et l’Islamic Society of North America, qu’il relie dans un contexte plus large de ce qu’il décrit comme une « activité organisée au sein des institutions éducatives ».
Avertissements et appels à l’action
Le rapport se conclut par un appel direct aux parents à surveiller les activités au sein des écoles, à communiquer avec les administrations éducatives et à exiger des mesures de contrôle et juridiques.
Il appelle également à l’ouverture d’enquêtes et à la tenue pour responsables, selon ses termes, des personnes impliquées dans le soutien à ces activités, ainsi qu’à la suppression de toutes les branches de la Muslim Students Association des écoles publiques.
Le rapport estime que la question dépasse le cadre éducatif pour toucher à l’avenir des valeurs et de la société aux États-Unis, appelant à une « action décisive » pour faire face à ce qu’il considère comme un risque croissant.
