Politique

La pression s’intensifie sur Infantino dans la bataille pour rester à la tête de la FIFA


La Nouvelle-Zélande annonce le retrait de son soutien à la réélection du président de la FIFA et demande un examen indépendant à la suite d’un projet d’investissement controversé finalement abandonné.

La Nouvelle-Zélande est devenue vendredi le dernier pays en date à retirer son soutien à la réélection du président de la Fédération internationale de football association (FIFA), Gianni Infantino, sur fond de projet visant à céder une partie des droits commerciaux de la FIFA à des investisseurs privés, une initiative finalement abandonnée.

De son côté, la Confédération océanienne de football a exprimé un soutien prudent à la direction de l’instance internationale. Infantino fait face à une pression croissante après que trois confédérations continentales — l’Union des associations européennes de football (UEFA), la Confédération asiatique de football (AFC) et la Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (CONCACAF) — ont appelé à un examen de sa gestion, critiquant notamment la manière dont il a traité le projet visant à attirer des investissements privés dans les compétitions de la FIFA.

Le responsable suisse se prépare à briguer l’an prochain un quatrième mandat à la présidence de la FIFA, alors que les confédérations africaine et sud-américaine ont annoncé qu’elles continuaient à le soutenir.

La Nouvelle-Zélande a déclaré avoir retiré son soutien à Infantino, estimant que tout examen de la proposition de cession de participations dans les droits commerciaux devait être indépendant, compte tenu de l’érosion de la confiance dans les mécanismes de gouvernance de la FIFA.

« Un examen indépendant est également demandé par d’autres fédérations et contribuerait à rétablir une partie de la confiance », a-t-elle ajouté.

De son côté, la Confédération océanienne de football a déclaré dans un communiqué qu’elle saluait la décision de la FIFA de retirer sa proposition, soulignant que le football dans la région avait connu une croissance notable sous la direction actuelle de l’instance mondiale.

« La Confédération océanienne reconnaît les progrès réalisés au cours de la dernière décennie dans le développement du football dans la région sous la direction de la FIFA et encourage l’instance internationale à tirer parti du processus d’examen afin d’identifier et de mettre en œuvre les éventuels changements nécessaires. »

Les alliés d’Infantino

Infantino avait proposé de dissocier les droits commerciaux de la Coupe du monde et d’en vendre 20 % à des investisseurs privés afin de lever environ 4,2 milliards de dollars, avant de renoncer au projet face aux nombreuses critiques qu’il avait suscitées.

La proposition prévoyait notamment l’octroi d’une subvention de 20 millions de dollars aux fédérations membres lors du prochain cycle de financement, avec la possibilité de doubler ce montant en cas d’approbation de l’accord.

À la suite d’une réunion extraordinaire tenue au Maroc la semaine dernière, la FIFA a présenté ses excuses à ses 211 fédérations membres pour les erreurs qui avaient entaché la gestion du dossier. Les dirigeants de l’instance internationale ont également réaffirmé leur soutien total à Infantino.

Malgré l’opposition des trois confédérations continentales, qui représentent 136 des 211 fédérations habilitées à voter lors de l’élection présidentielle prévue en mars, Infantino conserve encore une large base de soutien au sein du football mondial.

Six présidents de fédérations de football arabes, dont ceux du Qatar et du Maroc, ont réaffirmé jeudi leur ferme soutien à Infantino, saluant ce qu’ils ont décrit comme « ses efforts constants pour développer le football à l’échelle mondiale ».

Le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a également renouvelé à l’unanimité son soutien à Infantino, même si rien ne garantit que les 54 fédérations nationales du continent voteront toutes en sa faveur.

Bragnell a déclaré que l’examen indépendant du projet « FIFA Forward Enterprise », désormais abandonné, devrait porter sur les mécanismes de prise de décision et de contrôle au sein de la FIFA. Il a ajouté que cet examen devrait également identifier les parties ayant participé à l’élaboration du projet, qui visait à confier un rôle central à Thrive Capital, une société entretenant des liens familiaux étroits avec le président américain Donald Trump.

L’Australie, membre de la Confédération asiatique de football, s’est elle aussi jointe aux appels en faveur d’un examen indépendant, sans toutefois annoncer clairement sa position sur l’avenir d’Infantino à la présidence de la FIFA.

Bragnell a déclaré : « Au vu de ce que nous avons constaté, notamment du soutien de l’Australie à la déclaration de la Confédération asiatique de football, nos positions sont parfaitement alignées. »

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