Politique

Les forces syriennes reprennent le contrôle d’Aïn al-Arab après des violences


Les forces de sécurité ont réussi à rétablir la stabilité après que des individus ont attaqué des bâtiments gouvernementaux et abaissé le drapeau de la République devant le siège de la direction de la sécurité intérieure.

Les forces de sécurité syriennes se sont déployées mardi dans la ville d’Aïn al-Arab, située dans la campagne de la province d’Alep, dans le nord du pays, afin d’assurer la sécurité et de préserver la stabilité, après l’annonce de la fin de l’opération de sécurité et la levée du couvre-feu instauré à la suite d’attaques contre des bâtiments gouvernementaux.

La chaîne d’information syrienne a rapporté que les forces de sécurité intérieure poursuivaient leur déploiement dans la ville d’Aïn al-Arab afin d’en assurer la sécurité et de maintenir la stabilité, après la fin de l’opération de sécurité et du couvre-feu.

À l’aube de mardi, le commandement de la sécurité intérieure de la province d’Alep a annoncé son entrée dans la ville afin d’empêcher tout acte de chaos et de préserver la sécurité et la stabilité, après que des individus eurent attaqué des bâtiments gouvernementaux et abaissé le drapeau de la République devant le siège de la direction de la sécurité intérieure.

Selon la chaîne d’information syrienne, à la suite de ces événements, le commandement de la sécurité intérieure d’Alep a annoncé l’instauration temporaire d’un couvre-feu dans la ville « afin d’assurer la sécurité des citoyens et de préserver la sécurité et la stabilité ».

Quelques heures plus tard, mardi matin, le commandement de la sécurité intérieure d’Alep a annoncé la fin de l’opération de sécurité à Aïn al-Arab « après l’achèvement du déploiement, l’établissement du contrôle sécuritaire et le retour au calme ». Il a ajouté que 19 membres des forces de sécurité intérieure avaient été blessés dans l’exercice de leurs fonctions, tandis que sept personnes présentées comme étant à l’origine des événements avaient été arrêtées afin que les procédures judiciaires à leur encontre puissent être engagées.

De son côté, le commandant de la sécurité intérieure de la province d’Alep, Mohammed Abdelghani, a déclaré que « le drapeau de l’État syrien et ses institutions constituent une ligne rouge et que nous ne permettrons à personne d’y porter atteinte ».

Selon un communiqué de la direction des médias d’Alep, il a ajouté que la mission des forces de sécurité consistait à « protéger les civils et les institutions de l’État contre toute attaque », affirmant qu’elles œuvraient à rétablir la sécurité et la tranquillité à Aïn al-Arab et à poursuivre, conformément à la loi, toute personne ayant attaqué les institutions de l’État syrien.

Les villes de Qamichli et de Hassaké ont également connu une montée des tensions, parallèlement au retour de familles kurdes qui avaient été déplacées de leurs régions, certaines faisant état de pressions et d’agressions de la part de personnes occupant actuellement les maisons que ces familles possédaient ou habitaient auparavant.

Le retour des personnes déplacées était présenté comme une mesure susceptible d’ouvrir la voie au règlement de l’un des dossiers les plus complexes de la région. Toutefois, les développements sur le terrain commencent à confronter ce processus à de nouveaux défis, dans un contexte de multiplication des tensions susceptibles d’affecter le niveau de confiance entre le gouvernement syrien et les Forces démocratiques syriennes (FDS), et de compromettre la mise en œuvre des accords conclus entre les deux parties.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, les opérations de retour ont été marquées par des incidents au cours desquels les familles revenues ont fait l’objet d’insultes et de propos offensants, ainsi que d’agressions physiques à coups de bâton et de tirs visant des véhicules transportant certains déplacés alors qu’ils tentaient de rejoindre leurs régions d’origine.

L’Observatoire a rapporté, citant plusieurs personnes revenues dans leurs régions, que ces pratiques visaient à les intimider et à les contraindre à quitter à nouveau la zone pour retourner dans les lieux où elles avaient trouvé refuge, ce qui complique davantage le dossier du retour et place les autorités face au défi de fournir des garanties de sécurité permettant d’empêcher une reprise des déplacements forcés.

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