L’Australie fait face à des menaces simultanées : cyberattaques, incitation à la violence et espionnage iranien
L’Australie est confrontée à des menaces persistantes et concomitantes qui imposent une réalité sécuritaire complexe, allant des menaces en ligne aux cyberattaques et aux activités d’espionnage.
Selon Mike Burgess, directeur de l’Organisation australienne du renseignement de sécurité, l’Australie est confrontée à des menaces multidimensionnelles émanant de régimes autoritaires, d’opérations de piratage informatique et d’extrémistes antisémites, constituant un défi systémique pour la sécurité nationale et contribuant à la dégradation de l’environnement sécuritaire.
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Bien que le niveau de menace terroriste en Australie demeure classé comme « probable », Burgess a indiqué que cette classification ne reflète pas fidèlement « les menaces simultanées, successives et croissantes » auxquelles le pays est confronté.
Cette évaluation annuelle des services de renseignement intervient après une année durant laquelle l’Australie a fait face à des menaces sur plusieurs fronts, allant de l’extrémisme en ligne et des cyberattaques à l’incendie criminel de commerces juifs et à une fusillade de masse à Sydney, selon l’agence Reuters.
Dans son discours annuel sur l’évaluation des menaces, prononcé mercredi, Burgess a déclaré : « Le terme “probable” ne reflète pas pleinement la réalité. Le niveau supérieur est “attendu”, une classification utilisée lorsque des renseignements précis font état d’une attaque spécifique, ce qui n’est pas actuellement notre cas. »
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Il a ajouté : « Cependant, nous savons que la situation se détériore et que les actes de violence motivés par des considérations politiques deviennent plus probables que ne le laisse entendre le terme “probable”. »
Burgess a également souligné que, malgré ces défis, l’Australie demeure bien préparée pour faire face aux menaces pesant sur sa sécurité. Depuis 2014, les services de renseignement ont déjoué 31 projets terroristes majeurs et résolu plus d’une douzaine d’affaires importantes liées au terrorisme depuis la fusillade survenue à la plage de Bondi en décembre dernier, lors d’une célébration juive de la fête de Hanoucca, qui avait fait 15 morts.
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Des espions à l’œuvre
Poursuivant son intervention, Burgess a indiqué que des agents étrangers cherchent à obtenir des informations sensibles relatives au partenariat stratégique entre l’Australie, les États-Unis et le Royaume-Uni dans le cadre du programme de sous-marins nucléaires AUKUS. Il a notamment révélé qu’une personne s’étant fait passer pour un employé d’une société de conseil avait pris contact avec un responsable disposant d’une habilitation de sécurité.
Burgess a également attribué à l’Iran la responsabilité de plusieurs attaques incendiaires visant des commerces juifs en Australie depuis le début du conflit à Gaza. Il a précisé qu’une attaque contre un restaurant à Sydney aurait vraisemblablement été orchestrée par un citoyen australien résidant en Iran et agissant pour le compte du Corps des gardiens de la révolution islamique iranienne.
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