Aucun retrait américain de la région pendant les négociations avec l’Iran
L’armée américaine ne commencera à réduire sa présence au Moyen-Orient qu’après l’obtention de résultats positifs dans les négociations de soixante jours portant notamment sur des dossiers en suspens tels que le programme nucléaire iranien.
Un haut responsable américain a déclaré que les forces américaines resteraient déployées au Moyen-Orient pendant toute la durée des négociations avec l’Iran, prévues sur une période de soixante jours, alors que Téhéran insiste sur la nécessité d’un retrait progressif des troupes américaines de la région conformément aux dispositions de l’accord de paix.
Le responsable a expliqué à plusieurs journalistes, en détaillant les termes de l’accord, que des unités de l’armée américaine demeureraient au Moyen-Orient pendant cette période de négociation et qu’il était prévu d’aborder la question du retrait après la signature du mémorandum d’entente prévue vendredi.
Il a ajouté que les États-Unis ne commenceraient à réduire leur présence militaire dans la région qu’après des avancées positives dans les discussions, précisant que, jusque-là, les unités concernées resteraient stationnées dans leurs positions actuelles.
Le responsable a déclaré : « Nous voulons voir les Iraniens respecter leurs engagements concernant l’abandon de leur programme nucléaire. Ce mémorandum prévoit une réduction des forces militaires dans la région si un accord définitif est conclu. »
La période de soixante jours prévue dans le mémorandum d’entente vise à offrir aux deux parties l’occasion de parvenir à un accord global sur les questions encore en suspens, au premier rang desquelles figure le programme nucléaire iranien.
On estime qu’environ 50 000 militaires américains relevant du commandement central américain (CENTCOM) sont actuellement déployés au Moyen-Orient.
Dans le cadre de ce dispositif militaire, trois porte-avions et plus de 200 avions sont présents dans la région, tandis que plusieurs unités de la marine américaine y poursuivent leurs missions opérationnelles.
Le déploiement militaire américain au Moyen-Orient constitue l’un des piliers essentiels de la stratégie sécuritaire des États-Unis dans la région. Washington s’appuie sur un vaste réseau de bases et d’installations militaires afin de protéger ses intérêts et ceux de ses alliés, tout en surveillant les zones de tension qui s’étendent du golfe Persique à l’est de la mer Méditerranée.
Les forces américaines sont présentes sur au moins dix-neuf sites militaires au Moyen-Orient, dont huit bases permanentes majeures situées à Bahreïn, au Qatar, au Koweït, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, en Jordanie, en Irak et en Égypte. Ce réseau militaire permet aux États-Unis d’intervenir rapidement et de répondre efficacement aux crises régionales, tout en soutenant les opérations militaires et logistiques à travers la région.
La base aérienne d’Al-Udeid, au Qatar, constitue la plus importante installation militaire américaine du Moyen-Orient. Elle accueille environ dix mille militaires et abrite également un quartier général avancé du CENTCOM chargé de superviser les opérations militaires dans la région.
À Bahreïn, la Cinquième Flotte américaine est stationnée et supervise une grande partie des opérations navales dans le golfe Persique, la mer d’Arabie et la mer Rouge, faisant du royaume un centre stratégique majeur pour la présence navale américaine.
Au Koweït, les bases militaires jouent un rôle essentiel dans les opérations de ravitaillement, de soutien logistique et de déploiement des forces et équipements militaires vers l’Irak et d’autres zones d’opération.
Les États-Unis maintiennent également une présence militaire importante aux Émirats arabes unis à travers la base aérienne d’Al-Dhafra, utilisée pour les missions de reconnaissance, de défense aérienne et de gestion des opérations régionales.
La majorité des forces américaines est concentrée dans la région du Golfe. Les estimations font état d’environ dix mille soldats au Qatar et d’un nombre comparable au Koweït, ainsi que de plus de huit mille militaires à Bahreïn, sans compter les autres contingents déployés aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, en Jordanie, en Irak et en Syrie.
L’importance de ces bases s’est accrue ces dernières années en raison de l’escalade des tensions liées à l’Iran et de l’augmentation des défis sécuritaires menaçant la liberté de navigation dans le golfe Persique, le détroit d’Ormuz et la mer Rouge, ainsi que de la poursuite des opérations contre Islamic State en Irak et en Syrie. La présence militaire américaine demeure ainsi un élément central des équilibres de sécurité et de stabilité régionale.
Plusieurs de ces bases ont d’ailleurs été visées par des attaques de missiles iraniens durant la guerre qui a éclaté le 28 février dernier.
Dimanche, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a annoncé qu’un accord avait été trouvé entre les États-Unis et l’Iran afin de mettre fin aux opérations militaires sur l’ensemble des fronts, y compris au Liban.
Par ailleurs, la télévision iranienne a rapporté les déclarations du vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, selon lesquelles « le texte du mémorandum d’entente est désormais définitif et sera signé vendredi à Genève ».
