4 médiateurs et discussions constructives : les coulisses des pourparlers entre les États-Unis et l’Iran
Des rapports israéliens et occidentaux ont révélé les coulisses des discussions préalables à la « déclaration de désescalade » publiée par le président américain Donald Trump lundi matin.
-
Renforts et milliers de soldats : les États-Unis envisagent d’élargir leur déploiement militaire contre l’Iran.
-
Parmi elles, Khark : les États-Unis révèlent le bilan des frappes tandis que l’Iran reconnaît des pertes
Cela fait suite à un post du président Donald Trump sur sa plateforme « Truth Social », dans lequel il a indiqué que les États-Unis et l’Iran avaient mené au cours des deux derniers jours des discussions qu’il a qualifiées de « bonnes et extrêmement productives », dans le but de parvenir à une solution complète et globale aux hostilités au Moyen-Orient.
Plus tard, il a déclaré à Fox Business que l’Iran souhaitait ardemment parvenir à un accord, et que cela pourrait se concrétiser dans les cinq jours ou moins.
Trump a précisé, lors d’une interview téléphonique, que les dernières discussions avaient eu lieu dimanche soir entre les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner et des responsables iraniens.
-
La confrontation entre l’Iran et les États-Unis pourrait-elle se transformer en une guerre d’usure au profit de la Chine et de la Russie ?
-
L’Iran ferme la porte aux négociations avec les États-Unis
La position d’Israël
De son côté, le journal « Yedioth Ahronoth » a cité des responsables israéliens affirmant que Tel-Aviv « n’a pas été surprise par l’annonce du président américain Donald Trump concernant des pourparlers bons et productifs avec l’Iran, ni par sa décision de suspendre pendant cinq jours les frappes sur les infrastructures énergétiques iraniennes ».
Les responsables israéliens ont expliqué que « des contacts intensifs se déroulent en coulisses entre Washington et Téhéran, directement et par le biais de la médiation du Qatar et de la Turquie, dans le but de parvenir à un accord ».
Selon ces responsables, un cadre potentiel à l’étude prévoit que l’Iran permette la réouverture du détroit d’Hormuz dans une première phase, tandis que les États-Unis s’abstiendront d’attaquer les centrales énergétiques iraniennes.
-
Exigences excessives : l’Iran révèle l’obstacle à un accord avec les États-Unis
-
La Russie précise la nature de ses manœuvres avec l’Iran dans un contexte de tensions croissantes avec les États-Unis
Les deux parties visaient ensuite un cessez-le-feu plus large dans une seconde phase, selon les responsables.
Israël avait approuvé l’option d’une frappe de grande envergure sur les infrastructures énergétiques iraniennes, malgré les prévisions selon lesquelles l’Iran ripostera en ciblant des sites similaires en Israël.
Néanmoins, un responsable diplomatique israélien a indiqué qu’il était attendu que Tel-Aviv se conforme aux décisions de Trump.
Les responsables ont précisé que Trump n’avait pas annulé l’option militaire, mais l’avait suspendue temporairement pour permettre les négociations, l’objectif principal étant de garantir la réouverture de ce passage stratégique (Hormuz) et de créer les conditions pour mettre fin à la guerre.
-
L’Iran fait face à la guerre totale la plus dangereuse avec Israël et les États-Unis
-
Après la guerre… 4 scénarios encadrent la relation entre l’Iran et les États-Unis
Comment se sont déroulés les pourparlers ?
Selon le journal israélien, « les contacts se sont déroulés via plusieurs canaux, y compris des discussions réunissant l’émissaire américain Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi, ainsi que des efforts de médiation dirigés principalement par le Qatar avec le soutien de la Turquie ».
Cependant, un correspondant pour le site américain Axios a rapporté via X que « la Turquie, l’Égypte et le Pakistan ont transmis des messages entre les États-Unis et l’Iran au cours des deux derniers jours dans le but de réduire les tensions ».
-
Discussions avec les États-Unis sur le dossier nucléaire ?… L’Iran répond
-
Les Émirats arabes unis jouent-ils un rôle de médiateur entre l’Iran et les États-Unis ?
Il a ajouté : « De hauts responsables de Turquie, d’Égypte et du Pakistan ont mené des discussions séparées avec l’émissaire américain Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi ».
À ce jour, aucun commentaire officiel n’a été publié par les pays mentionnés concernant cette médiation, ni pour confirmer ni pour infirmer ces informations.
-
L’Europe soutient fermement des négociations avec l’Iran pour mettre fin à la guerre
-
Guerre contre l’Iran au 21e jour : bombardements et hémorragie au sein des dirigeants
