Washington lance une traque des dirigeants de milices irakiennes pour des accusations de terrorisme
L’arrestation de Mohammed Baqir Saad Daoud al-Saadi, haut responsable des Brigades du Hezbollah, et son transfert vers Washington pour y être jugé pour coordination ou soutien à près de 20 attaques dans différentes régions d’Europe et des États-Unis.
Le ministère américain de la Justice a annoncé l’arrestation de Mohammed Baqir Saad Daoud al-Saadi, un haut responsable de l’organisation irakienne « Kataeb Hezbollah », soutenue par l’Iran, ainsi que son transfert vers les États-Unis pour y être jugé dans six affaires liées au terrorisme. Cette reflète la volonté américaine d’intensifier la pression sur les milices affiliées à Téhéran et de poursuivre leurs membres.
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Washington accuse al-Saadi d’avoir apporté un soutien matériel à une organisation terroriste étrangère. Le procureur fédéral du district sud de New York, Jay Clayton, a déclaré dans un communiqué que ce responsable des Brigades du Hezbollah est accusé d’avoir coordonné ou soutenu près de 20 attaques et tentatives d’attaques en Europe et aux États-Unis, « y compris des efforts visant à tuer des personnes sur le territoire américain ».
Les États-Unis et des experts indépendants affirment que Kataeb Hezbollah agit sous les directives du Corps des gardiens de la révolution iranienne. Le transfert d’al-Saadi vers Washington reflète une approche américaine de plus en plus ferme visant à poursuivre les membres de groupes armés transnationaux, en ne se limitant pas aux sanctions ou aux frappes militaires, mais en recourant également à la voie judiciaire et sécuritaire pour poursuivre les personnes accusées de planifier ou d’inciter à des attaques contre les intérêts américains dans le monde.
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Cette évolution intervient dans un contexte de renforcement de la surveillance américaine sur les groupes armés soutenus par l’Iran, accusés de cibler des Américains et des alliés des États-Unis dans plusieurs régions, dans le cadre de la guerre en cours menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
Des responsables américains ont indiqué qu’il avait été arrêté à l’étranger puis transféré aux États-Unis, où il a comparu devant un juge d’instruction et a été placé en détention provisoire en attendant son procès. La chaîne ABC News a rapporté qu’il avait été arrêté en Turquie puis remis aux autorités américaines.
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Selon l’accusation, al-Saadi aurait joué un rôle dans des attaques contre des cibles américaines et israéliennes à travers la direction et le soutien, notamment des tentatives visant à tuer des Américains et des civils juifs dans le cadre d’une campagne plus large liée à des groupes armés soutenus par l’Iran.
L’avocat de la défense, André Dalak, a refusé de commenter le fond des accusations, estimant qu’il était prématuré d’entrer dans les détails de l’affaire. Il a toutefois mis en garde contre toute précipitation dans les jugements et a exprimé ses préoccupations concernant les conditions de détention d’al-Saadi.
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Il a déclaré à Reuters : « Nous sommes actuellement préoccupés avant tout par ses conditions de détention, car nous avons appris qu’il est placé à l’isolement, ce que nous estimons cruel et inutile. »
Les documents judiciaires cités par les autorités détaillent des attaques attribuées à al-Saadi et à ses associés, incluant des explosions, des incendies criminels et des agressions visant des intérêts américains à l’étranger. Les responsables affirment également qu’il aurait discuté de potentielles attaques sur le sol américain, notamment contre des cibles à New York, en Californie et en Arizona.
