Politique

Le Cadre de coordination penche davantage pour al-Maliki comme candidat au poste de Premier ministre


Des sources informées révèlent que le chef de la coalition État de droit a obtenu le soutien de huit dirigeants du Cadre de coordination.

Le « Cadre de coordination », qui regroupe les forces politiques proches de l’Iran, s’approche de la résolution du dossier de la présidence du gouvernement. Des rapports indiquent que le dirigeant de la coalition État de droit, Nouri al-Maliki, est sur le point de trancher la question en sa faveur ou en faveur d’un candidat bénéficiant de son plein appui, ce qui place les ambitions du Premier ministre sortant chargé des affaires courantes, Mohammed Chia al-Soudani, face à une épreuve difficile.

Après plusieurs jours de polarisation aiguë, la scène politique commence à pencher clairement vers le « camp al-Maliki ». Des sources bien informées ont confirmé que la rivalité, qui avait récemment atteint son paroxysme, a commencé à s’atténuer progressivement en raison de la stratégie de « collecte des signatures » adoptée par al-Maliki. Celle-ci lui a permis de rallier la majorité des dirigeants du Cadre en obtenant entre sept et huit voix sur un total de douze, représentant la direction du « foyer chiite ».

L’accord interne au sein du Cadre prévoit que celui qui obtient huit voix garantit automatiquement le ralliement du reste pour entériner son choix, un seuil que le chef de la coalition État de droit est désormais sur le point d’atteindre.

Malgré les avancées réalisées par al-Maliki, un front solide continue d’exprimer de nettes réserves quant à son retour au pouvoir ou à une monopolisation de la décision. Ce front comprend des figures de poids sur la scène politique, notamment Mohammed Chia al-Soudani, aspirant à un second mandat et rival direct, Ammar al-Hakim, chef du Courant de la sagesse, qui accueillera la réunion décisive prévue ce samedi, Qais al-Khazali, secrétaire général du mouvement Asaïb Ahl al-Haq, ainsi que Haïdar al-Abadi, chef de la coalition al-Nasr.

Ces réserves indiquent que la bataille ne se résume pas à une question de « chiffres », mais qu’il s’agit d’un conflit portant sur la configuration de la prochaine étape et la répartition des centres de pouvoir.

À l’approche de la réunion décisive, plusieurs scénarios émergent. Le premier consiste en l’annonce de Nouri al-Maliki comme candidat officiel du Cadre de coordination après avoir franchi le seuil des huit voix, ce qui pourrait susciter des réactions contrastées tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Le second scénario verrait le chef de la coalition État de droit utiliser son bloc de votes pour imposer un candidat alternatif « de l’ombre » qui agirait sous ses directives, lui garantissant ainsi le contrôle de la décision gouvernementale sans apparaître directement au premier plan, une option pouvant constituer un « compromis » pour satisfaire les opposants.

Des sources informées n’excluent pas l’éventualité d’un consensus de dernière minute par le biais de pressions en faveur de concessions mutuelles afin d’éviter une fracture du Cadre, surtout compte tenu de l’étroitesse du délai légal après l’élection du président de la République.

Cette dynamique intervient à un moment critique, où il ne reste plus de marge pour les manœuvres politiques. La réunion prévue ce samedi représente un « tournant décisif » : soit le Cadre avance avec un candidat fort soutenu par une majorité confortable, soit il fait face à une division susceptible de ramener la crise à son point de départ.

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