En raison de menaces croissantes, le Royaume-Uni poursuit les relais de l’Iran avec une nouvelle législation
Une nouvelle loi au Royaume-Uni vise à poursuivre des groupes opérant au service de « États hostiles » tels que l’Iran, après la détection de « menaces sécuritaires croissantes ».
Mardi, le Royaume-Uni a indiqué qu’une loi, qui devrait entrer en vigueur le mois prochain, est destinée à prendre des mesures strictes contre ces groupes, dans le cadre d’un renforcement des pouvoirs face à la « menace croissante » qu’ils représentent.
Le gouvernement britannique entend, à travers ces nouveaux pouvoirs, combler une lacune juridique afin de cibler des organisations liées à des États qui financent des groupes de criminalité organisée ou chargent des auteurs de délits mineurs de mener des opérations de surveillance, de sabotage ou d’autres activités en leur nom.
Ces derniers mois, plusieurs incendies criminels ont visé des sites juifs, et la police a indiqué enquêter sur d’éventuels liens avec l’Iran. Des condamnations ont également été prononcées dans des affaires d’espionnage.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré dans un communiqué : « Lorsqu’il est établi que des États étrangers se livrent à des activités qui menacent des vies ou sapent nos institutions démocratiques, nous devons nous assurer que ces actes aient des conséquences. Nous ne tolérerons pas les acteurs hostiles qui paient des délinquants mineurs pour faire leur sale travail. »
Les services de renseignement intérieur britanniques (MI5) ont averti que les enquêtes sur les menaces provenant d’autres États ont augmenté de 35 % l’année dernière, dont 20 complots potentiellement meurtriers soutenus par l’Iran.
En vertu de cette législation, il deviendra illégal d’exprimer un soutien à certains groupes ou d’en recevoir des financements, et des peines pouvant aller jusqu’à 14 ans de prison seront prévues.
Il y a quelques jours, un ressortissant irakien a nié devant un tribunal américain toute implication dans plusieurs attaques visant des intérêts américains et israéliens en Europe, dont certaines récentes au Royaume-Uni.
Il est accusé d’avoir dirigé des individus chargés de mener des attaques au nom d’une faction armée soutenue par l’Iran, que les États-Unis considèrent comme une organisation terroriste dirigée par les Gardiens de la révolution iraniens.
De nombreux députés britanniques ont appelé à l’interdiction des Gardiens de la révolution, mais aucune indication ne suggère que la nouvelle législation ira dans ce sens. Elle devrait concerner une dizaine d’organisations ou moins durant sa première année d’application.
