Islamabad ou Genève ?.. Une nouvelle série de négociations entre Washington et Téhéran en cours de décision
À la veille de l’achèvement de la première semaine de la trêve temporaire entre les deux parties, une nouvelle série de négociations se profile à l’horizon, susceptible de redéfinir les contours de la crise.
Les États-Unis et l’Iran envisagent de mener de nouvelles négociations directes, dans le but de parvenir à un accord visant à mettre fin à la guerre qui dure depuis six semaines avant l’expiration du cessez-le-feu la semaine prochaine.
L’agence a cité des responsables américains ainsi qu’une personne informée des développements, indiquant que les discussions se poursuivent concernant un nouveau cycle de pourparlers, tandis qu’un diplomate d’un pays médiateur est allé plus loin en affirmant que Téhéran et Washington auraient déjà donné leur accord.
Le diplomate et les responsables américains ont toutefois souligné qu’il n’était pas encore clair si le même niveau de délégation serait attendu.
Alors que les trois sources ont évoqué Islamabad comme proposition pour accueillir à nouveau les discussions, elles ont précisé que Genève demeure une option envisageable. Bien que ni le lieu ni la date n’aient encore été fixés, les discussions pourraient se tenir jeudi.
Concernant Islamabad, deux responsables pakistanais ont indiqué que leur pays avait proposé d’accueillir un second cycle de discussions entre Washington et Téhéran dans les prochains jours, avant la fin du cessez-le-feu.
Les deux responsables, qui se sont exprimés auprès de l’Associated Press sous couvert d’anonymat, faute d’autorisation pour parler à la presse, ont précisé que cette proposition dépendrait de la volonté des parties de changer le lieu des pourparlers.
L’un des responsables a expliqué que les premières discussions, bien qu’achevées sans accord, s’inscrivent dans un processus diplomatique continu et ne constituent pas un effort isolé.
La Maison-Blanche n’a toutefois pas répondu aux demandes de commentaires concernant la possibilité d’une nouvelle série de négociations.
La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré : « Le président Donald Trump, son vice-président JD Vance et l’équipe de négociation ont clairement défini les lignes rouges américaines. »
« Progrès » et doutes
Entre-temps, le vice-président américain JD Vance a affirmé, lors d’une interview dans l’émission « Special Report » sur Fox News, que les négociations avaient « enregistré certains progrès » lors des discussions d’Islamabad, notamment concernant l’insistance des États-Unis à retirer les matières nucléaires d’Iran, ainsi qu’à mettre en place un mécanisme garantissant l’absence d’enrichissement futur d’uranium.
Il a déclaré : « Ils ont évolué dans notre direction ». Il a ajouté qu’il pensait que les négociateurs iraniens « ne sont pas en mesure de conclure un accord » sans obtenir l’approbation d’autres instances à Téhéran.
Il a exprimé sa conviction « qu’un accord majeur est réellement à portée de main, mais que la prochaine étape dépend des Iraniens ».
Plus tôt lundi, Donald Trump avait déclaré aux journalistes : « Nous avons reçu un appel de l’autre partie » et qu’ils « souhaitent parvenir à un accord ».
