Une possible expansion nucléaire américaine en Europe : la Pologne et les États baltes dans la ligne de mire
Des consultations sont actuellement menées par Washington afin d’examiner la possibilité de déployer des armes nucléaires dans d’autres pays européens membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord.
Selon des informations publiées mardi par le journal Financial Times, des responsables américains ont exprimé leur ouverture à l’idée d’un déploiement supplémentaire au-delà des six pays qui accueillent déjà des bombardiers dotés de capacités nucléaires.
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Cette initiative pourrait inclure l’accueil, par un plus grand nombre d’États, d’aéronefs américains dits « à double capacité », capables de mener aussi bien des missions conventionnelles que des frappes nucléaires. Le journal souligne toutefois qu’aucun accord visant à élargir le dispositif d’accueil des armes nucléaires américaines ne semble imminent.
Plusieurs pays du flanc oriental de l’OTAN, notamment la Pologne ainsi que certains États baltes, ont manifesté leur intérêt pour l’installation éventuelle de bases destinées à ces appareils. Les discussions se déroulaient dans le cadre des mécanismes de consultation de l’Alliance atlantique.
Ni la Maison-Blanche, ni le Département de la Défense des États-Unis, ni l’OTAN n’ont répondu aux demandes de commentaires.
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Le président américain Donald Trump et plusieurs de ses conseillers critiquent régulièrement les alliés européens pour leurs dépenses militaires jugées insuffisantes et pour leur dépendance à l’égard des États-Unis en matière de défense conventionnelle.
Le journal The Wall Street Journal avait précédemment rapporté que le Pentagone prévoyait de réduire de manière significative les effectifs qu’il envisage de déployer en Europe en cas de crise.
Des responsables actuels et anciens, informés du dossier, ont indiqué qu’Alexander Velez-Green, haut responsable du Département de la Défense, avait informé les alliés de l’OTAN des réductions envisagées lors d’une réunion à huis clos tenue la semaine dernière au siège de l’Alliance à Bruxelles.
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Cette mesure constitue la dernière initiative de l’administration Trump visant à réduire son soutien militaire aux alliés de l’Alliance atlantique.
Le président Trump a, à plusieurs reprises, vivement critiqué l’Europe pour sa réaction face à sa politique concernant l’Iran et a régulièrement évoqué la possibilité d’un retrait américain de l’OTAN.
L’Alliance atlantique se prépare à tenir un sommet avec Trump en Turquie en juillet prochain. Les dirigeants de l’OTAN prévoient de mettre en avant l’augmentation des dépenses de défense européennes afin de répondre aux attentes du président américain.
Par ailleurs, Washington envisage de réduire sa présence militaire en Allemagne d’environ 15 % de ses effectifs actuels, qui s’élèvent à quelque 36 000 soldats. Selon le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, ce retrait pourrait être réalisé au cours des « six à douze prochains mois ».
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