Golfe Persique

Les attaques iraniennes contre les pays du Golfe et la Jordanie : une défense solide face à une agression vouée à l’échec


Malgré le succès remarquable des pays du Golfe et de la Jordanie dans la neutralisation des attaques iraniennes, les offensives lancées par Téhéran ces derniers jours ont néanmoins causé des pertes humaines ainsi que des dégâts touchant des infrastructures civiles et stratégiques.

Au cours d’une semaine d’attaques, le Koweït, Bahreïn et la Jordanie ont été la cible d’une série d’agressions continues, tandis que le Qatar et le Sultanat d’Oman ont également subi des frappes ponctuelles. Par ailleurs, l’Iran a visé deux pétroliers émiratis dans le détroit d’Ormuz, une action considérée comme une dangereuse escalade contre la sécurité de la navigation internationale.

Ces attaques sont intervenues après l’effondrement du cessez-le-feu entre Washington et Téhéran. Toutefois, l’état de préparation des systèmes de défense et la coordination sécuritaire entre ces États ont permis de déjouer la majorité des attaques et d’empêcher l’atteinte de leurs objectifs.

Reprise des attaques

La guerre avec l’Iran a débuté lorsque les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran le 28 février dernier. En réponse, l’Iran a lancé des frappes contre Israël et mené des attaques contre les pays du Golfe, l’Irak et la Jordanie pendant quarante jours.

Les attaques iraniennes contre les États du Golfe ont repris de manière intermittente après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, le 8 avril dernier.

Le 17 juin, l’Iran et les États-Unis ont signé un protocole d’accord prévoyant notamment la cessation des hostilités sur tous les fronts, la réouverture du détroit d’Ormuz et l’ouverture de négociations visant à conclure un accord définitif dans un délai de soixante jours, renouvelable.

Cependant, après les attaques iraniennes contre trois navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, le président américain Donald Trump a annoncé, le 8 juillet, la fin du cessez-le-feu avec l’Iran. Les États-Unis ont alors lancé des frappes contre l’Iran les 8 et 9 juillet, auxquelles Téhéran a répondu en visant le Koweït, Bahreïn et la Jordanie.

Les attaques ont ensuite cessé les 10 et 11 juillet après l’annonce par Donald Trump de l’acceptation par Washington de la demande iranienne de poursuivre les discussions. Elles ont toutefois repris de manière continue tout au long de la semaine suivante, au lendemain d’une nouvelle attaque iranienne contre un navire marchand dans le détroit d’Ormuz.

Depuis le 12 juillet, les attaques iraniennes contre les pays du Golfe et la Jordanie se sont intensifiées, dans ce qui est présenté comme une tentative persistante d’entraîner les États du Golfe dans un conflit auquel ils ne sont pas parties, afin d’accroître les tensions régionales.

Les attaques menées au cours des sept derniers jours ont visé le Koweït, Bahreïn et la Jordanie. Le Qatar a également été touché les 12 et 17 juillet, tout comme le Sultanat d’Oman le 12 juillet.

Les Émirats arabes unis ont annoncé, le 14 juillet, que deux de leurs pétroliers avaient été pris pour cible par des attaques iraniennes dans le détroit d’Ormuz, suscitant de vives condamnations des pays du Golfe et du monde arabe.

Les pays du Golfe et la Jordanie ont réussi, avec efficacité et professionnalisme, à repousser ces attaques iraniennes.

Koweït : plus de 125 attaques

Le Koweït a subi les attaques les plus importantes durant cette période, avec une première vague les 8 et 9 juillet, suivie d’attaques continues du 12 au 18 juillet.

Dans plusieurs communiqués, les autorités koweïtiennes ont annoncé avoir intercepté 12 missiles de croisière, 4 missiles balistiques et 109 drones entre le 8 et le 16 juillet. De nouvelles attaques ont été enregistrées les 17 et 18 juillet, sans qu’un bilan précis des interceptions ne soit publié.

Les forces armées koweïtiennes ont confirmé poursuivre leurs missions avec un haut niveau de préparation, en coordination avec les autorités compétentes, afin de préserver la souveraineté, la sécurité et la stabilité du pays.

Les attaques iraniennes ont notamment entraîné :

  • Le ciblage de plusieurs installations et camps militaires koweïtiens par des drones, blessant plusieurs soldats des forces terrestres le 17 juillet.
  • Des frappes contre plusieurs infrastructures civiles et vitales, dont une centrale électrique et une usine de dessalement, provoquant un incendie et des dégâts sur plusieurs installations de production d’électricité le 17 juillet.
  • Une attaque contre un bâtiment de la marine koweïtienne ayant fait quatre blessés parmi les militaires le 14 juillet.
  • Une attaque contre trois postes-frontières terrestres dans le nord du pays, causant des dégâts matériels le 12 juillet.
  • Une attaque par drone contre une plateforme de forage offshore de la Kuwait Oil Company dans les eaux territoriales koweïtiennes, faisant un blessé et des dégâts matériels le 12 juillet.
  • Des attaques répétées contre plusieurs infrastructures stratégiques.
  • La chute de débris dans plusieurs zones résidentielles à la suite des interceptions.
  • Une nouvelle attaque contre une centrale électrique et une installation de dessalement le 18 juillet, provoquant un incendie.
  • Des blessures parmi les pompiers et un employé lors des opérations d’extinction de l’incendie.

Bahreïn : attaques répétées et défense efficace

Bahreïn a également subi des attaques similaires. Le commandement des Forces de défense de Bahreïn a annoncé que les systèmes de défense aérienne avaient intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes iraniennes durant cette période, sans fournir de chiffres précis.

Les autorités ont accusé l’Iran de poursuivre une politique d’agression systématique visant les civils bahreïniens et ont assuré que toutes les unités militaires demeurent en état d’alerte maximale.

Qatar : des enfants blessés

Le Qatar a été visé les 12 et 17 juillet. Le ministère qatari de la Défense a annoncé avoir intercepté plusieurs attaques.

Le ministère de l’Intérieur a indiqué qu’un enfant avait été blessé par des débris issus des interceptions le 17 juillet. Trois autres personnes, dont un enfant, avaient déjà été blessées dans des circonstances similaires le 12 juillet.

Oman : protestation officielle

Au Sultanat d’Oman, une source sécuritaire a confirmé que plusieurs sites dans le gouvernorat de Musandam avaient été visés par des drones le 12 juillet.

Le Sultanat a condamné cette attaque et affirmé qu’il prendrait toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité du pays et de ses habitants.

Le ministère omanais des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur d’Iran à Mascate afin de lui remettre une note officielle de protestation à la suite des attaques contre des sites situés dans les gouvernorats de Musandam et d’Al Wusta.

Oman a exprimé son profond mécontentement face à ces actes jugés irresponsables et a appelé au respect de la souveraineté des États, des principes de bon voisinage, de la non-ingérence dans les affaires intérieures ainsi que des valeurs qui unissent les deux pays.

Émirats arabes unis : deux pétroliers pris pour cible

Les Émirats arabes unis n’ont pas été directement visés sur leur territoire durant cette période. Toutefois, le ministère émirati de la Défense a annoncé, le 14 juillet à l’aube, que les deux pétroliers nationaux « Mombasa » et « Al Bahiyah » avaient été frappés par deux missiles de croisière iraniens dans le couloir sud du détroit d’Ormuz, au sein des eaux territoriales omanaises.

Cette attaque a entraîné la mort d’un membre indien de l’équipage du pétrolier « Mombasa » ainsi que huit blessés, dont quatre grièvement atteints (six ressortissants indiens et deux ressortissants ukrainiens).

Les deux navires ont également subi d’importants dégâts matériels à la suite des incendies qui se sont déclarés à bord, avant d’être maîtrisés.

Les Émirats arabes unis ont condamné avec la plus grande fermeté ces attaques iraniennes.

Le ministère émirati des Affaires étrangères a déclaré que cette attaque constituait une violation flagrante de la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui souligne la liberté de navigation et condamne les attaques contre les navires commerciaux ou l’entrave aux voies maritimes internationales.

Le ministère a ajouté que le ciblage de la navigation commerciale et l’utilisation du détroit d’Ormuz comme instrument de pression ou de chantage économique relevaient de la piraterie et représentaient une menace directe pour la stabilité régionale ainsi que pour la sécurité énergétique mondiale.

Les Émirats ont appelé l’Iran à mettre fin immédiatement à ces attaques, à respecter pleinement la cessation des hostilités et à rouvrir le détroit sans condition.

Dans un autre communiqué, le ministère de la Défense a affirmé que les Émirats se réservent le droit de répondre à cette escalade et de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger leur territoire, leur population, leurs résidents, leur souveraineté et leurs intérêts nationaux.

Il a également assuré que les forces armées demeurent pleinement préparées à faire face à toute menace.

À la suite de cette attaque, Bahreïn, le Koweït, le Qatar, le Secrétariat général du Conseil de coopération du Golfe et l’Égypte ont publié des condamnations officielles.

Les États membres du Conseil de coopération du Golfe ont réaffirmé leur soutien total aux Émirats arabes unis et leur appui à toutes les mesures prises pour défendre leur sécurité, leur souveraineté et leurs infrastructures stratégiques.

Ils ont également appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à adopter une position ferme afin de dissuader ces attaques répétées et de garantir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz.

Jordanie : interception de 43 missiles

La Jordanie a, pour sa part, intercepté et détruit 43 missiles iraniens entre le 9 et le 18 juillet.

Le commandement général des Forces armées jordaniennes a indiqué que ces interceptions avaient été menées conformément aux procédures opérationnelles et aux mesures défensives en vigueur afin de préserver la souveraineté du Royaume, la sécurité de son espace aérien et la protection de la population.

Les autorités ont précisé que ces opérations n’avaient causé ni victimes ni dégâts matériels.

Les forces armées jordaniennes ont enfin confirmé qu’elles poursuivaient la surveillance de l’espace aérien national et restaient en état de préparation maximale pour répondre à toute menace conformément aux règles d’engagement en vigueur.

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