Politique

Frappes américaines continues et blocus maritime : une semaine de feu contre l’Iran


Pendant sept nuits consécutives, qualifiées de frappes « dévastatrices » contre l’Iran, le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) affirme avoir « neutralisé » et « considérablement réduit » la capacité de Téhéran à attaquer les marins et les navires commerciaux transitant par le détroit d’Hormuz.

Au-delà des frappes aériennes et navales conventionnelles, cette campagne a été marquée par la première utilisation opérationnelle américaine de drones navals d’attaque, ce qui, selon Washington, a contribué à affaiblir la capacité de l’Iran à poursuivre ses attaques contre le trafic maritime commercial.

11 juillet : début de la campagne militaire

Afin de « tenir les forces iraniennes responsables de l’attaque contre un deuxième navire commercial dans le détroit d’Hormuz », le Commandement central américain (CENTCOM) a lancé une nouvelle vague de frappes contre l’Iran, considérée comme la troisième en quelques jours.

Près de 140 objectifs militaires iraniens ont été visés à l’aide de munitions de précision tirées depuis des avions de combat opérant depuis la terre et la mer, ainsi que par des drones et des bâtiments de guerre.

Les Gardiens de la révolution iraniens avaient auparavant mené une attaque directe contre le porte-conteneurs JFS Galaxy, battant pavillon chypriote, alors qu’il traversait le détroit d’Hormuz. L’attaque a entraîné la disparition d’un membre de l’équipage civil, provoqué un incendie à bord et gravement endommagé la salle des machines, empêchant le navire de poursuivre sa route.

En réponse, Washington a frappé des positions iraniennes comprenant des sites de missiles et de drones, des capacités navales, des dépôts de munitions, des réseaux de communication et des installations de surveillance côtière. Le nombre total d’objectifs visés au cours de cette semaine a ainsi dépassé 300, dans le but de réduire les capacités iraniennes à attaquer les marins civils et les navires commerciaux traversant librement le détroit.

Depuis le début du mois de mai, les forces américaines affirment avoir sécurisé avec succès le passage de plus de 800 navires commerciaux et de 400 millions de barils de pétrole brut à travers le détroit d’Hormuz.

12 juillet : une nouvelle vague de frappes

Le 12 juillet, le CENTCOM a lancé une nouvelle série de frappes contre des dizaines de positions réparties dans plusieurs régions iraniennes à l’aide de munitions guidées de précision, avec pour objectif de réduire davantage la capacité de l’Iran à perturber la navigation internationale dans le détroit d’Hormuz.

Les frappes ont ciblé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités balistiques, des drones et de petites embarcations. Elles ont été menées par des avions de combat, des bâtiments de guerre américains, des drones kamikazes ainsi que, pour la première fois, des embarcations de surface autonomes d’attaque.

Selon le CENTCOM, ces drones navals ont permis de frapper une installation de maintenance des sous-marins et des navires située dans la base navale de Bandar Abbas. Trois drones navals Corsair auraient atteint leurs objectifs, marquant la première utilisation de véhicules maritimes autonomes par les forces américaines dans des opérations de combat.

13 juillet : cinq heures d’attaques

Pour la troisième nuit consécutive, le CENTCOM poursuit ses frappes contre l’Iran le 13 juillet dans le but d’infliger de nouvelles pertes militaires et de réduire sa capacité à menacer les civils et le trafic maritime dans le détroit d’Hormuz.

Pendant cinq heures, les forces américaines ont frappé des objectifs militaires à Bushehr, Chabahar, Jask, Konarak, Abou Moussa et Bandar Abbas, utilisant des munitions de précision contre les systèmes de défense côtière, les installations de missiles, les drones et les capacités navales iraniennes.

14 juillet : blocus maritime et sept heures de frappes

Le 14 juillet, une nouvelle vague de frappes américaines a visé des dizaines de positions militaires à proximité du détroit d’Hormuz et le long des côtes iraniennes.

Des avions de combat, des drones et des navires de guerre ont utilisé des munitions guidées pour frapper des sites de missiles, des drones, des capacités navales et des systèmes de défense côtière durant une offensive de sept heures destinée à réduire davantage les capacités iraniennes de menacer la navigation commerciale et les équipages civils.

Le même jour, les États-Unis ont également rétabli un blocus maritime visant les navires à destination ou en provenance des ports et des zones côtières iraniennes.

Plus de vingt navires de guerre américains et des centaines d’aéronefs militaires sont actuellement déployés au Moyen-Orient, les forces restant en état d’alerte maximale.

15 juillet : deux vagues de frappes

Lors d’une première offensive de 90 minutes, le CENTCOM a poursuivi ses frappes pour la cinquième nuit consécutive, ciblant les systèmes de défense côtière ainsi que des sites de stockage et de lancement de missiles de croisière sur l’île de Grande Tomb, réduisant davantage les capacités iraniennes dans le détroit d’Hormuz.

Deuxième vague

Le même jour, une seconde série de frappes a visé des centres de commandement iraniens, des installations de défense aérienne, des capacités balistiques, des drones et des infrastructures de surveillance côtière, avec pour objectif de diminuer la capacité iranienne à menacer les équipages des navires commerciaux traversant le détroit.

Les frappes ont notamment touché plusieurs sites, dont Bandar Abbas.

Neutralisation d’un navire

Le 15 juillet également, les forces américaines ont appliqué les mesures du blocus maritime en neutralisant le pétrolier vide M/T Belma, battant pavillon de Curaçao, alors qu’il tentait de rejoindre l’île de Kharg.

Selon le CENTCOM, après plusieurs avertissements ignorés, un appareil américain a immobilisé le navire en frappant sa cheminée avec des missiles Hellfire, l’empêchant de poursuivre sa route vers l’Iran.

16 juillet : des cibles stratégiques

Le 16 juillet, les forces américaines ont lancé une sixième nuit consécutive de frappes afin de réduire davantage les capacités militaires iraniennes.

Des avions de combat, des drones et des bâtiments de guerre ont frappé des dizaines de cibles, notamment des postes de surveillance côtière, des systèmes de défense aérienne, des infrastructures logistiques militaires et des capacités navales.

Le CENTCOM affirme avoir détruit la tour de contrôle du port Shahid Kalantari à Chabahar, élément du réseau de surveillance maritime utilisé depuis des décennies par les Gardiens de la révolution pour suivre et cibler les navires commerciaux traversant le détroit d’Hormuz.

Selon le commandement américain, cette destruction réduit directement la capacité des Gardiens de la révolution à coordonner des attaques contre les équipages civils et contribue à préserver la liberté de navigation pour tous les navires, à l’exception de ceux qui tenteraient de violer le blocus maritime imposé à l’Iran.

17 juillet : intensification des frappes

Pour la septième nuit consécutive, le 17 juillet, le CENTCOM a mené une nouvelle série de frappes contre des sites de surveillance, des infrastructures logistiques militaires, des dépôts souterrains d’armes et des capacités navales iraniennes.

Les opérations ont mobilisé des avions de combat, des drones, des bâtiments de guerre ainsi que d’autres moyens militaires.

Messages de dissuasion

Le Commandement central américain poursuit sa campagne contre l’Iran tout en maintenant un blocus maritime complet des ports iraniens.

Selon le CENTCOM, plus de 50 000 militaires américains sont actuellement déployés à travers le Moyen-Orient et demeurent en état d’alerte maximale, pleinement préparés à poursuivre les opérations si nécessaire.

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